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04/03/2017

De l'appel de François Fillon à être jugé par les Français (Réflexion)

Emplois fictifs qu'en pensent les français, Qu'est-ce qu'un emploi fictif ?


convoqué par la justice à s'expliquer sur la question de l'emploi fictif de son épouse Pénélope, François Fillon s'est insurgé contre ce que les siens et lui appellent un acharnement dicté par des raisons politiques.

Convaincu de la puissance de la parole de sa classe sociale, il estime - en bon aristocrate - que la justice française cherche à troubler le cours des élections présidentielles par une interpellation intempestive. Aussi, a-t-il demandé au peuple Français de se dresser contre la justice qui tente de l'empêcher d'exercice son pouvoir de choisir librement celui qu'il voudrait voir le gouverner. Parce que, selon lui, les Français sont les seuls vrais juges du pays, il clame de manière solennelle qu'il se battra jusqu'au bout pour se soumettre à leur vote et par voie de conséquence à leur jugement.

En clair, François Fillon accepte d'être jugé par le peuple français plutôt que par les tribunaux tenus par les magistrats. Il estime donc que les élections présidentielles constituent un tribunal populaire chargé d'innocenter ou d'inculper tout citoyen ayant la prétention d'assumer quelque haute responsabilité publique. En effet, si demain il est élu président de la République, grâce à la volonté du peuple français, il jouira d'une totale immunité durant cinq ans ; un président de la République ne pouvant être traîné devant les tribunaux du pays.

Selon nous, il est inconvenant et préjudiciable au bon fonctionnement d'une nation de considérer les élections présidentielles comme un tribunal chargé de régler les délits financiers et autres ou de juger une certaine catégorie de personnes. Une élection nationale n'a pour seul but que d'offrir le choix d'une orientation de la société sur la base d'un programme défini que porte un individu ou un groupe de personnes ou pour trancher un conflit politique d'envergure nationale. Jamais elle ne doit servir à laver un individu d'une faute personnelle.

Retenons donc que si François Fillon parvient à se présenter devant le suffrage des électeurs, le pourcentage de voix qu'il recueillera dira combien de Français sont pour la reconnaissance des emplois fictifs - percevoir un salaire sans travailler - comme une chose légale. Par ailleurs, s'il devient président de la République et qu'il poursuit cette pratique, personne n'aura le droit de l'attaquer puisque nous l'aurions légalisée par notre vote.

Raphaël ADJOBI

27/02/2017

Le joli plagiat de Sophie Astier-Vezon

Elle reprend sans vergogne l'article d'un collègue puis se moque de lui !

D'abord, elle reprend l'article de Raphaël ADJOBI sans le citer. Son collègue lui fait remarquer son manque de probité. Alors, dans un deuxième temps, elle ne le cite pas non plus mais donne une source illisible (1er texte) ; et enfin, elle introduit des couleurs dans l'article pour laisser croire qu'elle a beaucoup travaillé pour trouver tous les éléments qui le composent (2è texte).

En réalité, ce texte qu'elle propose sur un blog destiné à ses élèves du lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand n'a que deux sources : le premier paragraphe est repris au site du musée La piscine de Roubaix ; et le reste du texte vient de mon blog ! C'est du "copié-collé" ! Madame ne devra pas se montrer très exigeante à l'égard de ses élèves qui l'imiteront.

CLIQUEZ SUR LES TEXTES POUR UNE MEILLEURE VISIBILITÉ

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Retrouvez l'original : "La fabuleuse aventure de la chasse au nègre de Félix martin"

Raphaël ADJOBI

17/12/2016

La Côte d'Ivoire, la France, la Syrie et la journée internationale des droits de l'homme

La ville d'Alep, en Syrie, aura indiscutablement marqué l'actualité de ce mois de décembre 2016 en France. Quand celle-ci parle d'Alep disant qu'elle est "un drame qui nous endeuille tous" au point de mériter l'extinction des illuminations de la Tour Eiffel, cette image hypocrite cache mal ce qu'elle a fait en Côte d'Ivoire. La preuve ? Le discours du Premier ministre Jean-Marc Ayrault prononcé le 10 décembre 2016, lors de la journée internationale des droits de l'homme, lui a été de toute évidence inspiré par ce que la politique française a causé en Côte d'Ivoire. Pour s'en rendre compte, il suffit de changer les temps des verbes qu'il a employés - en passant du présent au passé - pour retrouver la peinture exacte de la barbarie que la politique étrangère de la France a permis dans ce pays. Le premier ministre français aurait peur qu'Alep devienne comme la Côte d'Ivoire ! On ne parle mieux que de ce que l'on sait.

Les droits de l'homme en Côte d'Ivoire, la France et les droits de l'homme en Côte d'Ivoire


Le texte original
"La communauté internationale se doit de faire preuve de vigilance et d'exigence à l'égard du régime et de ses soutiens. Que deviennent les gens qu'on force à quitter leurs villes détruites ? Où mènent ces regroupements dans des camps et quel en est l'objectif ? Quand s'arrêtera cette politique qui s'apparente à un nettoyage confessionnel où on écarte les habitants pour en implanter d'autres au risque d'alimenter encore davantage les tensions ultérieures ? Quels réfugiés ou déplacés voudront revenir sans assurance que ce soit au péril de leur propre vie. Quelle paix, si c'est la paix des cimetières !" (Ecoutez Jean-Marc Ayrault sur France Culture - Infos du samedi 10 décembre à 18 h).

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Le même texte avec quelques temps modifiés
"La communauté internationale aurait dû faire preuve de vigilance et d'exigence à l'égard du régime et de ses soutiens. Que sont devenus les gens qu'on a forcés à quitter leurs villages détruits ? Où ont mené ces regroupements dans des camps, et quel en était l'objectif ? Quand s'arrêtera cette politique qui s'apparente à un nettoyage confessionnel où on écarte [dans l'ouest] les habitants pour en implanter d'autres au risque d'alimenter encore davantage les tensions ultérieures ? Quels réfugiés ou déplacés voudront revenir sans assurance que ce soit au péril de leur propre vie. Quelle paix, si c'est la paix des cimetières !"

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Troublant non ? Les arrestations violentes, la concentration des populations jugés indésirables ou dangereuses par le parti au pouvoir finissent toujours par aboutir à des traitements inhumains conduisant à la mort sous des formes diverses. Les jeunes ivoiriens détenus dans des camps de concentrations en 2011 sont méconnaissables en 2016 parce que privés de nourriture suffisante et de soins. Parfois, on les libère suffisamment tôt pour qu'ils meurent dans les bras des leurs. Mais tous n'ont pas cette chance ; si on peut encore parler de chance quand on doit mourir.

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La France n'a ni armée ni ressortissants à Alep mais ne cesse de parler quotidiennement de cette ville syrienne. Plus le drame est loin de nous et plus il est facile d'exprimer avec beaucoup d'emphase les grands sentiments. La France entretient une armée en Côte d'ivoire où vivent des milliers de Français. Mais la France est incapable de dire un mot honnête sur les centaines de prisonniers politiques dans ce pays où elle semble couvrir volontairement le non respect des droits de l'homme pour ne pas gêner ses intérêts personnels que gère son préfet nègre.

Raphaël ADJOBI

13/08/2016

Des ministères à durée déterminée ou ministères temporaires en Côte d'Ivoire ?

Des ministères temporaires, Faire des économies grâce à des ministres temporaires. Des ministères à durée déterminée en Côte d'IvoireNotre amie Shlomit Abel juge cette idée géniale. Si Dramane Ouattara qui l'a trouvée la généralisait, elle lui permettrait de payer à la France la facture d'électricité que les Ivoiriens estiment excessivement salée.

Selon l'Agence de Presse Africaine, l’actuel Gouverneur d'Abidjan, Robert Beugré Mambe, a été nommé “ministre temporaire” auprès du Président de la République, chargé de l'organisation des Jeux de la Francophonie 2017.

C'est probablement lors de la disgrâce d'Affi N'guessan, opposant patenté, avec rang de ministre que cette catégorie a été crée, un ministère doté d'un chronomètre et d'un compte à rebours, avec dans ses placards, un bâton et quelques carottes. Si cette catégorie de ministère temporaire est sérieusement crée dans la durée, à cause des restrictions budgétaires, il faut suggérer à madame Kandia Kamara de se retirer de sa fonction de ministre permanente de l'Education nationale, les mois d'été où les enfants sont en congé. Et notre président, pourrait aussi, dès son 145 ème voyage à l’Etranger bénéficier de ce statut de président temporaire, lorsqu’il est en déplacement, soit près de six mois par an hors de Côte d’Ivoire.

Mais revenons aux joies du cirque, non accompagnées de pain, austérité oblige. Plus de trois mille athlètes et artistes sont attendus au pays de l’Emergence, toujours campée sur sa ligne de fuite. Après le succès des jeux de Nice en 2013, voici Abidjan-la sale, capitale mondiale des ordures non ramassées qui va briller de mille papiers gras et mouches flamboyantes, dans les quartiers désertés par les touristes; de même, ses quartiers rasés, ses habitants sans toit, ses enfants désœuvrés ne seront pas sur le passage des officiels de la Francophonie. Abidjan la belle, la cité des lumières, celle toute illuminée qui n’a pas besoin de régler sa facture d’électricité va briller de mille paillettes et de mille sourires. L’ambassadrice de charme, autre intermittente du spectacle politique, Dominique Ouattara offrira à ses hôtes un scénario grandiose d’une Côte d’Ivoire à son zénith.

Selon les journaux, le gouvernement ivoirien aurait déjà remis à niveau certaines infrastructures sportives existantes, dont celles du campus universitaire de Cocody, -à la grande joie des étudiants expulsés!!!- et du palais des sports de Treichville. Selon jeune Afrique, citant Alain Lobognon, le ministre des sports en janvier 2015, "Pour la première fois depuis plus de trente ans, l’État a prévu un budget d’investissement pour réhabiliter et construire des infrastructures sportives. Des appels d’offres ont donc été lancés cette année en vue de la réhabilitation complète des complexes sportifs de Yopougon, Abobo, Angré, Bingerville et de la piscine d’État de Treichville", La plupart de ces projets seront conduits dans le cadre de partenariats public-privé (PPP).

Ainsi, voyant grand, toujours très grand, notre grand-couturier qui sait prendre des mesures, sans les traduire en actes, a proposé la Côte d'Ivoire en voie d'émergence pour accueillir la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2021. "Après une année consacrée au montage technique et financier du projet estimé à 47,1 milliards de F CFA (71,8 millions d’euros), la construction du complexe olympique d’Abobo (Abidjan-Nord) commencera en 2015. Si le délai de livraison est respecté, le stade pourrait être prêt pour les Jeux de la Francophonie 2017" nous disait encore Lobognon ce 6 janvier 2015, espérant trouver une fève inimaginable - un oeuf d'or rescapé de la poule ivoire égorgée sur l’autel des intérêts françafricains- dans cette galette des rois de plus en plus rétrécie.

Où en sommes-nous du projet? La nomination très tardive d'un spécialiste du bâtiment public, à six mois de 2017 nous révèle que le projet est encore au niveau des plans, du bâtis et des coupes (budgétaires), le couturier n'a pas encore monté l'ensemble. La pluie de milliards tellement attendue, au mois d’août ne nous déversera qu'une pluie d'étoiles filantes, temporaires, comme ces nouveaux ministres-CDD...

Shlomit Abel 27 juillet 2016

27/07/2016

Côte d'Ivoire : si jeunesse savait !

Manifestations en Côte d'Ivoire, les étudiants et le pouvoir de Ouattara


Les étudiants ont annoncé - le 26 juillet - avoir obtenu du gouvernement l'assurance de la libération de leurs camarades emprisonnés. Ils n'ont pas manqué de remercier leurs soutiens, notamment leurs parents. Quant aux revendications pour lesquelles ils sont descendus dans les rues, le pouvoir leur a sans doute promis d'y réfléchir.

Tout cela semble très beau et digne d'un roman pour amuser et faire rêver les enfants. Ces jeunes gens qui ont fait cette déclaration doivent se dire que la satisfaction des revendications par secteurs - alors que tout le monde est dans les rues - est la meilleure arme des gouvernants pour étouffer les grèves et les révolutions. Cela s'appelle tout simplement "diviser pour régner". Et c'est le piège qui les attend.
Manifestations en Côte d'Ivoire, les étudiants et le pouvoir de Ouattara
Alors que tous les Ivoiriens se révoltent sur l'ensemble du territoire, alors que les manifestants sont partout arrêtés et emprisonnés, si les étudiants une fois satisfaits se désolidarisent des revendications du reste de la population et de tous les autres prisonniers, alors la lutte est perdue. Tout le monde est embarqué sur le même bateau fou ! La vie chère que dénoncent les parents dans les rues les concerne également. Les parents et les frères qui meurent dans les prisons les membres gangrenés par manque de soin les concernent ! Le prix exorbitant de l'électricité que dénoncent leurs familles les concerne !

Que cette jeunesse sache que tout cela est intimement lié à ce qu'elle subit sur les campus universitaires. Si le gouvernement autorise la présence des militaires sur leurs lieux d'étude - alors que cela est interdit partout en Europe ; liberté de penser oblige ! - c'est parce qu'il sait qu'il ne fait pas les choses dans les règles. Comme le gouvernement a beaucoup à se reprocher quant aux conditions de leurs études, il prend les devants pour prévenir leurs réactions tout à fait normales. C'est aussi simple que cela.

A tous ces jeunes qui luttent en prenant tous les risques, je dis bravo, courage et persévérance ! A ceux qui pourraient se désolidariser du combat de leurs parents en se laissant bercer par les promesses du gouvernement concernant le secteur estudiantin, je voudrais poser cette question : avez-vous la preuve d'une seule promesse tenue par le gouvernement en place ? Permettez-moi de vous rappeler quelques unes que nous attendons tous depuis que la France a décidé qui doit nous diriger :
1 - On nous a promis, la main sur le cœur, "la démocratie irréversible". Avons-nous cette démocratie en Côte d'Ivoire ?
2 - On nous a promis de juger tout le monde sans distinction et châtier tous les fautifs. L'avons-nous cette justice impartiale en Côte d'Ivoire ?
3 - On nous a promis le retour de nos familles exilées dans les pays voisins. Quel signe ce gouvernement a-t-il fait pour apaiser leurs craintes et encourager leur retour ? Quel gage ce gouvernement donne-t-il à chaque Ivoirien qu'il peut rentrer en Côte d'Ivoire sans risque d'être arrêté et emprisonné ? Quel gage donne-t-il à chaque ivoirien qu'il peut retourner dans sa région, retrouver sa maison et ses terres en toute sécurité ?
4 - On nous a promis des universités sur tout le territoire national. Les avez-vous vues apparaître ? Il serait bon de commencer par savoir bien gérer ce qui existe !

Depuis plus de cinq ans, le gouvernement emprunte de l'argent aux banques et aux pays étrangers pour des travaux qui laissent croire aux Ivoiriens que leur pays se développe, que le monde entier les envie et les admire. En cela, ce gouvernement se comporte comme une famille qui s'endette pour acheter une belle voiture, une télévision haut de gamme, un ordinateur dernier cri donnant l'impression qu'elle est riche ; alors que ses enfants sont mal nourris, mal habillés et fréquentent des écoles de mauvaise qualité. En Europe, nombreuses sont les familles de ce type qui se retrouvent vite à tout vendre, jusqu'à leur maison, pour se retrouver dans un petit appartement et parfois même à la rue.

La Côte d'Ivoire est sur la voie de ces familles en perdition. Elle vend ses terres, les secteurs vitaux de l'indépendance sociale comme la gestion de l'eau, de l'électricité et des grandes voies de communication. Si vous vous désolidarisez de vos parents, si vous ne les soutenez pas dans leur révolte, cela veut dire tout simplement que vous les laissez dans la m... et vous avec. Tenez bon ! Vous êtes le sel de la Côte d'Ivoire ! Obligez donc le gouvernement à mettre du sel dans sa sauce ; c'est-à-dire qu'il tienne compte de vous et de vos besoins avant ceux de la France et de ses entreprises.

Raphaël ADJOBI