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19/05/2012

France : la fin du pouvoir des incultes

On raconte dans les demeures françaises qu'une famille en visite touristique en Egypte a fait une découverte insoupçonnée. Sur un site ancien, elle fut introduite dans une chambre funéraire par un guide. Celui-ci, comptant sur les connaissances des enfants, leur montra une pierre tombale avec son couvercle richement décoré en ces termes : "et ceci, les enfants, vous reconnaissez bien un ... ?" Pas de réponse des enfants. Pour les aider, le guide reprit : "un sarco... ?" Aussitôt la réponse fusa de la bouche du plus petit des garçons : "Sarkozy !"

La famille française venait de découvrir que le nom du président Nicolas Sarkozy était totalement désacralisé dans le monde des enfants. Elle apprendra plus tard que ce nom était même une injure dans les cours de récréation ! Un nom désacralisé devenu donc impopulaire. Quelle tristesse !

Trop de signes extérieurs d'inculture

Mais il faut reconnaître que cette impopularité n'est pas usurpée. A force de traiter ses concitoyens de "racailles" et de "pauvres cons", il était descendu de son piédestal de haut dignitaire de la République pour choir parmi ceux que l'on appelle vulgairement la populace. Il était désormais un personnage de jeux d'enfants, une espèce de clown pour chambre de bébés, celui dont on écoutait les aventures comme celles du Petit Nicolas. Si pour la police nationale il a été Speedy Gonzalez au début de son mandat, pour l'ensemble des adultes il demeure le président inculte. D'ailleurs, cette dernière image s'est étendue à tous les gens de son bord politique aux dires des Espagnols et des Américains qui font de l'inculture l'une des caractéristiques de la droite française.

Nicolas Sarkozy n'a en effet aucune commune stature intellectuelle avec ses prédécesseurs ; notamment avec François Mitterand qui reste, de loin dans l'esprit de tous, le président pétri de culture et dont la prestance même inspirait le respect. Il faut dire qu'affirmer publiquement que la culture n'est pas nécessaire pour être institutrice ou infirmière, c'est faire preuve d'une immense maladresse de la part d'un président de la République. A vrai dire, si l'homme s'est vite révélé coutumier des maladresses, c'est à cause de son défaut de culture. Après l'aveu de sa méconnaissance de la princesse de Clèves, c'est en Afrique - le berceau de l'humanité reconnu par tous et enseigné sur les bancs des écoles du monde entier - qu'il est parti clamer haut et fort que "l'homme africain n'est pas assez entré dans l'histoire (parce que) depuis des millénaires [...] il ne connaît que [...] la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles". C'est encore lui qui ignorant que Roland Barthes n'a rien à voir avec le footballeur Barthès l'a appelé Roland Barthès ! C'est enfin lui qui, visitant un musée, s'est enquis de la valeur des tableaux plutôt que de les admirer. Assurément, il n'a jamais goûté la sagesse latine qui dit que "fou est celui qui, au moment d'acheter un cheval, regarde la selle et non pas le mors".

Un hyper-président aux allures de dictateur

La deuxième image qui restera collée au nom de Sarkozy est celle de l'opportuniste pressé, en d'autres termes, de l'hyper-président ; image que certains ont cherché à remplacer par celle de chevalier sans peur. Pour lui, toutes les occasions étaient bonnes pour prendre une décision d'envergure nationale réalisable immédiatement. Avec lui, il semblait qu'il n'y avait plus de procédure juridique ni loi en France. Tout venait de l'Elysée et devait être immédiatement appliqué.

Dès son élection, sa première sortie de chef d'état fut marquée par la décision de faire de Guy Môquet un héros national dont les faits devaient être obligatoirement enseignés aux petits Français des écoles et des collèges. Dans le même temps, les Afro-Français avaient montré leur ferme intention de faire de la commémoration de l'abolition de l'esclavage un temps fort de la vie nationale. Afin que cette idée ne prenne pas trop d'importance dans l'esprit de ces concitoyens, il la couvrit d'une décision géniale qui allait embraser tout le pays, au grand plaisir de ses partisans : la déclaration officielle d'inscrire aux programmes de l'enseignement les bienfaits de la colonisation française ! En clair, c'était désormais le président de la République qui décidait des programmes scolaires sans aucune consultation préalable. Et les commentaires de cette décision avaient complètement occulté le débat sur la place à accorder à la commémoration de l'esclavage en France.

Le premier succès de cette stratégie, qui consiste à susciter un nouveau débat chaque fois qu'un sujet lancé sur la place publique devient embarrassant, le convaincra d'avoir trouvé son arme idéale de combat. Durant tout son mandat, il ne la quittera jamais ! Il était devenu le roi de la communication et par cette stratégie allait imposer sa volonté en toutes circonstances. Un fou vient-il de commettre un crime abominable ? Hyper-président annonce une loi pour palier à ce genre de situation. Des musulmans prient-ils dans des rues de Paris ? Hyper-président va trouver une loi pour interdire cette pratique. Et chaque fois, c'est le bien-fondé ou l'efficacité des mesures prises par le président qui faisait débat ! L'analyse du problème social était vite oubliée.

Puisqu'il était à la fois au four et au moulin, il valait mieux qu'il s'organisât pour tout avoir sous la main ! Tout sera donc dirigé depuis l'Elysée. Aussi incroyable que cela puisse paraître, tous les ministres du gouvernement ont été pilotés depuis l'Elysée et non par Matignon comme cela est inscrit dans la Constitution de la cinquième République. Cette hyper-présidence a donc eu pour effet d'effacer l'importance du Premier Ministre dans le système de l'Etat français. Durant le mandat de M. Sarkozy, seules quelques fortes personnalités comme Rama Yade, Jean-Louis Borloo et plus récemment Alain Juppé ont réussi à se faire remarquer. Par exemple, tous les dossiers de la culture et de la communication - signes apparents du savoir - ont été directement gérés par une petite cellule de l'Elysée. Aussi, durant ces cinq dernières années, on n' a presque jamais entendu parler de la Culture. Sur les outils publics de communication, le président Sarkozy a clairement fait savoir à tous, dès le début de son quinquennat, que le patron de toutes les structures qui appartiennent à l'état, c'était lui. Par conséquent, personne n'avait à critiquer ses nominations et la manière dont il entendait faire fonctionner les choses. Certes, il n'avait pas tort ; mais jusque là, avec ses prédécesseurs, tout se passait dans une relative indépendance sur les différentes chaînes publiques. Ainsi, vite domestiquée, la presse française a passé cinq années à la botte du président. Pour éviter cette mainmise trop visible de l'état sur les médias, François Hollande projette d'élargir quelque peu leur marge de liberté en cédant la nomination des patrons des chaînes à une commission indépendante constituée de personnes choisies par les députés et les sénateurs.

Dans le domaine des relations extérieures, l'on se souvient avec amusement de la première sortie de Nicolas Sarkozy en Allemagne. Il y était arrivé en bouledogue déboulant dans les bras d'une Angela Merkel surprise de voir tant de familiarité. Il fut nécessaire à la chancelière allemande de calmer un peu l'impétuosité de l'homme afin de souffrir sa présence les années suivantes. Quant à la rage dont il a fait montre dans ses relations avec les chefs d'états africains, il faut avouer que la Constitution de la cinquième République lui offrait toutes les prérogatives pour se faire plaisir, pour faire valoir son goût immodéré de tout décider. Puisque les élus du peuple français n'ont pas besoin d'être consultés pour que le chef de l'Etat engage l'armée nationale dans des opérations en terres étrangères, il fait bombarder la résidence du président ivoirien et le livre à son ami Alassane Ouattara. A quelque temps de là, il fait attaquer la LIbye et aide à la capture de Mouammar Kadhafi qui mourra aussitôt assassiné. Au début, ces faits d'armes - si on peut le dire ainsi - avaient fait de lui un justicier aux yeux de nombreux de ses compatriotes. Malheureusement pour lui, très vite, le chaos puis l'anarchie que ces guerres dites démocratiques ont installés dans ces pays vont faire fondre l'espoir de la reconnaissance nationale escomptée. Pire, dans la conscience populaire des peuples d'Afrique - et certainement ailleurs - il a rejoint George Bush au panthéon des présidents sataniques.

Le président des riches en course contre une impopularité record

Comment peut-on ne pas être impopulaire après tant d'actions contestées ? Comment peut-on ne pas être impopulaire après l'étalage de tant d'omnipotence ? Mais, sur le plan national, le clou de cette impopularité qui va le perdre est sans conteste l'image que lui-même a voulu incarner : le président des riches ! Oui, il a voulu que tout le monde sache qu'il est riche, qu'il est l'ami des riches et que tout le monde peut être riche comme lui ! Il avait d'abord montré cette volonté dans sa campagne de 2007, en demandant aux Français de travailler plus pour gagner plus. Puis il y a eu l'insolent épisode du Fouquet's suivi de sa sortie sur le yacht de son ami Bolloré. Il reconnaîtra plus tard que ces deux derniers épisodes étaient des erreurs de sa part. Malheureusement, on est ce que l'on est ! Nicolas Sarkozy a une nature qui lui est propre. Sa vraie erreur c'est d'avoir voulu en faire un idéal social pour ses compatriotes. Cela, il l'a montré durant tout son mandat.

Si le slogan "travailler plus pour gagner plus" reste de loin sa ligne politique qui retiendra l'attention de tous, on n'oubliera pas non plus qu'il est le président qui s'est appliqué à diviser les Français. Comment peut-on croire que tout le monde peut faire des heures supplémentaires pour gagner plus ? De toute évidence, cette politique n'est pas favorable à ceux qui cherchent un emploi. Ainsi, dans l'Education Nationale, les enseignants qui se sont surchargés de travail en se ruant sur les heures supplémentaires ont empêché l'embauche de nouveaux professeurs. Dans la police, Nicolas Sarkozy a distribué des primes pour faire du chiffre, donnant l'impression que le pouvoir fait du bon travail. Dans ce corps de métier, durant cinq ans, il n'était question que de carrière, primes, intéressements, pourcentages, mais jamais d'évaluation du bien être des populations pour juger de leur besoin en présence policière.

Pire, par des propos presqu'insultants, Nicolas Sarkozy avait installé dans l'esprit de tous deux catégories de Français : ceux qui se lèvent tôt et les autres ; ou encore les vrais travailleurs et les autres. Avec lui, il y avait d'un côté la France des vrais travailleurs et de l'autre celle des profiteurs. A chacun de juger dans quelle catégorie il se trouvait ; à chacun de reconnaître dans quelle catégorie se situait son voisin. Signalons enfin, que lors de la campagne présidentielle, quand François Hollande a proposé de taxer les hauts revenus, Nicolas Sarkozy l'a violemment critiqué confirmant dans l'esprit de tous qu'il était le protecteur des riches. Il avait oublié que sans justice sociale, les efforts que l'on demande au peuple apparaissent forcément intolérables.

Durant toute la campagne électorale, Nicolas Sarkozy courra derrière cette impopularité pour essayer de la dissiper. Il a exactement mené sa campagne comme il a gouverné ; c'est-à-dire au pas de course ! Pour cela, il a constitué un véritable commando de technocrates constamment penchés sur les statistiques et les techniques de combat, perdant complètement de vue les problèmes réels des Français. Il n'a pas cessé de "droitiser" la campagne, de faire peur aux plus pauvres, en leur faisant croire que sans lui et les riches ils perdront le peu qu'ils possèdent. Il a passé son temps à jouer sur les clivages de la société pour espérer garder le pouvoir.

Il s'en va donc, Sarkozy, après avoir passé cinq ans à courir. Et nous n'en pouvions plus d'avoir le vertige de le voir courir. Il courait après quoi au fait ? En tout cas, nous allons désormais apprendre à vivre. Oui, c'est exactement ce qui nous faisait défaut : apprendre à vivre et à vivre ensemble. L'homme n'est pas fait que de chair ; il est aussi esprit. Il ne vit pas que de pain ; mais aussi de rêves. C'est pour cela que nous avons les congés payés. C'est pour cela que la gauche avait créé le ministère du Temps Libre sous Mitterrand. Sarkozy n'est pas une machine à rêves, mais une machine à sous. A force de ne voir que le capital, il a oublié le social où se construit le rêve des Français.

En définitive, toute la différence entre un pouvoir de droite et un pouvoir de gauche réside dans la différence des priorités que chacun se fixe au regard des idéaux. Quant aux idéaux eux-mêmes, nous savons qu'il est illusoire de les saisir à bras le corps. Cependant, il importe de chercher à s'en approcher et non pas se contenter d'en faire un simple étendard de combat.

Raphaël ADJOBI

Commentaires

Une excellente présentation certes sans concession mais tellement juste de ce président inculte, violent, qui n'a fait que diviser durant tout son mandat: les riches Vs les pauvres; les Français de souche Vs et les Français d'origine étrangère; les travailleurs Vs les chômeurs etc.

Écrit par : Anicet | 20/05/2012

Sarkozy dans la poubelle de l'Histoire, dans la poubelle!!!

Écrit par : Galebahi | 23/05/2012

Cher Raphaël,
en écrivant ces lignes tu as bien conscience qu'un français sur deux ne partage pas ton avis, dont moi...
La victoire d'Hollande fût molle... et les temps sont durs !
Sans les médias majoritairement de gauche qui pendant 5 ans ont tiré à boulets rouges sur Sarkozy, il ne serait pas au pouvoir aujourd'hui.
La France est une démocratie, le changement de Présidence s'est fait dans le calme.
J'admets qu'il est sain de renouveler les têtes qui nous gouvernent...
Je souhaite bonne chance à Hollande et j'espère même qu'il gagnera les législatives - je déteste la cohabitation - pour voir ce qu'il a dans le ventre.
Je crains que ceux qui l'ont élu ne soient vite déçus.
Cordialement.

Écrit par : Alenya | 25/05/2012

Juste deux lignes en plus...
La Sécurité sociale et l'ANPE ont été créées par la droite. Pourquoi la gauche "si près du peuple" n'y a t'elle pas pensé ?

Écrit par : Alenya | 25/05/2012

C’est très douloureux d’être dirigé par un cancre, inculte, irrespectueux. Cet homme ne respecte rien. Il est impoli. Je n’aime pas dire des gens qu’ils sont mal éduqués car je remets en cause leurs parents. Mais vraiment, avec lui, je me permets : qu’il s’en aille. Le plus loin possible. Je n’en pouvais plus de voir sa tronche du soir au matin. C’était devenu douloureux d’entendre son nom et sa voix tout le temps à la radio, surtout pour un homme comme moi qui adore la radio.
Trop c’est trop.
Quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limites. Lui, il les a toutes franchies, brûlant les feux rouges. Grillant la politesse à tout le monde.
Tu fais bien de rappeler sa 1e rencontre avec la pauvre Angela Merkel : mais quel manque d’éducation !!! Lui a-ton jamais appris les bonnes manières ? J’ai lu avec délectation les trois tomes que l’écrivain Patrick Rambaud lui a consacrés (« Chronique du règne de Nicolas 1e »).
Ça vaut le détour. J’espère que si un jour l’UMP revenait aux affaires, leur champion aura au moins la décence de respecter les gens. A défaut d’être compétent car là aussi, avec son slogan creux « Travailler plus pour gagner plus », il a signé la plus belle arnaque de ce début de siècle.
Pauvres de nous !!!

@+, O.G.

Écrit par : Obambé GAKOSSO | 26/05/2012

Cher Obambé,
quand tu auras un moment lis les deux volumes consacrés à Mitterand :
1. Mitterand et les 40 voleurs
2. Rendez l'argent
600 pages d'affaires glauques de la République. L'auteur n'a fait l'objet d'aucune poursuites.
En vente sur Amazon et à la Fnac.
Tu comprendras pourquoi la gauche est restée si longtemps sans revenir au pouvoir.

Écrit par : Alenya | 26/05/2012

Cher (ère) Alenya,

Rassure-toi, j'ai lu ces ouvrages et j'admire le travail de Jean Montaldo. J'admire d'autant plus son travail que ce pied-noir a eu le courage de dire que Jacques Chirac les avait floués. Il avait floué aussi bien les électeurs de Droite car ils ont été très déçus par lui. Il avait aussi floué les Français (car il fut leur président). Je te cite juste ce cas pour te dire que personnellement, je ne suis encarté nulle part. J'ai plein de choses à reprocher à Sarkozy (sur mon blog et ici, je l'ai fait). Mais cela ne signifie pas que je signe un chèque en blanc à la Gauche. François Mitterrand a ses mains souillées du sang de Thomas Sankara et de pauvres algériens qu'il a laissés condamnés à mort (témoignage de Jacques Attali). "Tu comprendras pourquoi la gauche est restée si longtemps sans revenir au pouvoir." C'est peut-être une explication, mais le petit analyste que je suis, devant mon écran d'ordinateur, n'y adhère pas. La France est sociologiquement à Droite. C'est un fait et les journalistes ont beau être à Gauche (majoritairement), les comédiens et autres artistes aussi, la France "réelle", profonde (surtout) est de Droite. C'est culturel. Charles Mauras a laissé de solides empreintes dans ce pays.

@+, O.G.

-----------------------

PS: Tu remarqueras que ma charge plus haut va à l'encontre de Sarkozy et non pas à l'encontre de toute la Droite car il y a là-dedans des Hommes dont je reconnais le talent. Je pense aussi que Sarkozy s'est foutu de la gueule de l'UMP. Il ne respecte rien ce gars.

Écrit par : Obambé GAKOSSO | 27/05/2012

Cher (ère) Alenya,

Rassure-toi, j'ai lu ces ouvrages et j'admire le travail de Jean Montaldo. J'admire d'autant plus son travail que ce pied-noir a eu le courage de dire que Jacques Chirac les avait floués. Il avait floué aussi bien les électeurs de Droite car ils ont été très déçus par lui. Il avait aussi floué les Français (car il fut leur président).

Je te cite juste ce cas pour te dire que personnellement, je ne suis encarté nulle part. J'ai plein de choses à reprocher à Sarkozy (sur mon blog et ici, je l'ai fait). Mais cela ne signifie pas que je signe un chèque en blanc à la Gauche. François Mitterrand a ses mains souillées du sang de Thomas Sankara et de pauvres algériens qu'il a laissés condamnés à mort (témoignage de Jacques Attali).

"Tu comprendras pourquoi la gauche est restée si longtemps sans revenir au pouvoir." C'est peut-être une explication, mais le petit analyste que je suis, devant mon écran d'ordinateur, n'y adhère pas. La France est sociologiquement à Droite. C'est un fait et les journalistes ont beau être à Gauche (majoritairement), les comédiens et autres artistes aussi, la France "réelle", profonde (surtout) est de Droite. C'est culturel. Charles Mauras a laissé de solides empreintes dans ce pays.

@+, O.G.

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PS: Tu remarqueras que ma charge plus haut va à l'encontre de Sarkozy et non pas à l'encontre de toute la Droite car il y a là-dedans des Hommes dont je reconnais le talent. Je pense aussi que Sarkozy s'est foutu de la gueule de l'UMP. Il ne respecte rien ce gars.

Écrit par : Obambé GAKOSSO | 27/05/2012

@ oui, bien sûr, mon cher Alenya, je suis conscient du fait que tous les Français ne sont pas de mon avis. Ce que je veux, c'est que l'on sache qu'il ya une moitié des Français qui pense comme moi. Ce point de vue mérite d'être su au moment où une page se tourne.

Quant à la Sécurité Sociale, rendons à César ce qui est à César ! Elle est l'aboutissement d'un projet communiste ! La droite est incapable de forger dans son principe un projet qui vise la mise en commun de biens pour que même le plus démuni puisse en profiter. Impensable pour un homme de droite ! Il me semble que lorsqu'elle a été créée, les communistes étaient au gouvernement. Et c'est parce que c'est un projet et une conquête communiste qu'un pays à l'esprit capitaliste comme les Etats-Unis d'Amérique ont beaucoup de mal à l'accepter chez eux.

Je voudrais te faire remarquer que c'est la droite (avec les grands laboratoires et certains médecins) qui par des moyens divers essaie de limiter la portée de la sécurité sociale : honoraires libres et produits faiblement pris en charge. Ce ne sont pas les communistes qui iraient dans ce sens.

@ Mon cher Obambé,
j'ai partagé pendant cinq ans cette douleur que tu exprimes. Je n'avais aucune animosité particulière à l'égard de Giscard ou de Chirac. Même si je n'avais pas aprécié chez ce dernier son soutien aux rebelles ivoiriens en 2002. Quant à Nicolas Sarkozy, son score aux dernières élections est l'expression de notre ignorance collective en France. Il suffit de faire croire à chacun qu'il est à son niveau un riche et qu'il doit se protéger des immigrés et des fils d'immigrés pour que chacun prenne son haubert et son bouclier pour combattre la racaille qui menace la France.

En France, chaque individu gère son opinion politique comme il gère son salaire. Personne ne doit rien savoir de ce que gagne l'autre, de ce que pense l'autre. Malheureusement, c'est la meilleure façon de démeurer dans l'ignorance et permettre à ceux qui nous paient ou qui nous gouvernent de nous manipuler. Tu fais le même travail que ton voisin mais tu gagnes 4 fois moins ; cela, tu ne le sais pas et tu t'estimes heureux. Tu manges et bois avec ton voisin, mais quand tu le quittes, tu es le plus idiot du monde et il va militer pour que l'on te mette à la porte de la France parce que tu es plus foncé que lui. Je connais des jeunes gens issus des pays de l'est européen qui militent pour le renvoi des Noirs de France. On a beau cacher ses sentiments, il y a des signes qui ne trompent pas. Nicolas Sarkozy est un manipulateur. Moi qui suis d'origine ivoirienne, j'ai une culture française qu'il n'a pas. J'ai une cnnaissance de l'histoire et de la littérature française qu'il n'a pas. Enfant, on m'enseignait les mêmes rudiments que tous les petits français. Quant à Nicolas Sarkozy, on lui enseignait comment devenir président de la France quand on vient de l'Europe de l'est.

Écrit par : St-Ralph | 27/05/2012

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