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07/08/2015

Côte d'Ioire : la transition se fera par la violence, par la contrainte, par la diplomatie ou le dialogue !

Proposition d'une transition en Côte d'Ivoire, La Côte d'Ivoire en danger en 2015 ou en 2016, Ouattara et l'idée d'une transition

C'est le 15 mai 2015 qu'est née officiellement la Coalition nationale pour le changement sous le sigle de la CNC. Composée du FPI, de quelques petits partis de l'opposition, des candidats déclarés aux prochaines élections présidentielles et de quelques personnalités sûres de leur bonne étoile, la CNC s'est fixé 6 objectifs précis.

1. La réalisation de la réconciliation nationale
2. Le rétablissement des conditions d'élections justes, transparentes et démocratiques
3. Le strict respect de la Constitution
4. L'amélioration des conditions de vie des populations
5. La création des conditions de la victoire de la coalition
6. La nécessité de repenser la Côte d'Ivoire.

Mais, ne perdons pas de vue que parmi ces 6 objectifs, deux seulement sont essentiels dans l'immédiat et ont certainement été les moteurs de la naissance de la Coalition Nationale pour le Changement.

Il s'agit de :
1. la mise en en place des conditions justes et équitables pour des élections démocratiques
2. du strict respect de la Constitution nationale.

Car si ces deux objectifs sont atteints avant octobre 2015, alors le premier objectif qui est la réconciliation nationale aura beaucoup avancé.

Or je suis au regret de vous dire que ces deux objectifs essentiels qui fondent la CNC et dont la réalisation garantirait des élections pacifiques et le retour à la paix ne dépendent pas d'elle. Elle peut y contribuer, mais l'entreprise ne dépend pas d'elle.

Non, il n'appartient pas à la CNC de créer les conditions d'élections justes et équitable ! Non, il n'appartient pas à la seule CNC de respecter strictement notre Constitution. D'ailleurs aucun des membres de la CNC ne la menace.

Ces deux objectifs sont en réalité des demandes formulées à l'adresse du pouvoir en place, du gouvernant en place.
Disons donc que ce que réclame la CNC à quelques deux mois des élections, c'est ce que l'AIRD-France réclame depuis bientôt deux ans par voie de presse, par le biais des médias périphériques et les réseaux sociaux aujourd'hui incontournables.

Ce que réclame la CNC, c'est ce que réclamait l'Alliance des Forces Démocratiques sous le sigle de l'AFD, composée du FPI et de tous les partis progressistes - dont l'AIRD - qui constituent l'opposition nationale depuis l'installation du nouveau pouvoir.

Or, la réalité que doit reconnaître la CNC, c'est que le chef du pouvoir actuel ne veut dialoguer avec personne pour la mise en place des conditions nécessaires à des élections transparentes, justes et équitables. Toute demande de dialogue, toute proposition qui lui est faite est considérée par lui comme une atteinte à la sûreté de l'Etat, et il menace de vous emprisonner. Dialoguer pour lui signifie lui obéir. Pour lui, faire la paix signifie obéir. Il ne veut dialoguer qu'avec ceux qu'il choisit lui-même.

Il importe ici de poser une question à tous ceux qui ont tenté de saboter leur parti en prônant bruyamment le dialogue avec le pouvoir : Vous avez dialogué avec le pouvoir, vous avez serré les mains de ses lieutenants, tenu des réunions avec eux, dites-nous maintenant le résultat de votre entreprise. Dites-nous en quoi vous avez fait avancer la Côte d'Ivoire depuis 4 ans.

Retenons donc de manière définitive ces deux choses :

1. M. Ouattara ne créera jamais les conditions permettant des élections transparentes, justes et équitables !
2. Il ne respectera pas la Constitution ivoirienne et il maintiendra sa candidature malgré son inéligibilité.

La question qu'il convient de poser à la CNC est donc la suivante : devant l'échec évident des deux demandes qui sont faites au pouvoir, on fait quoi ? La CNC dit que les conditions des élections ne sont pas réunies, M. Ouattara dit qu'elles le sont ! La CNC dit que M. Ouattara n'est pas éligible et donc ne peut être candidat. M. Ouattara dit qu'il est éligible parce qu'il est au pouvoir et donc qu'il est candidat. Devant cette impasse, la CNC fait quoi ? Que devons-nous faire ? Que doivent faire les Ivoiriens qui disent que les conditions ne sont pas réunies pour aller aux élections ? Que doivent faire les Ivoiriens qui sont soucieux du respect de notre Constitution ?

Il nous faut, chers amis, nous concerter et penser résolument à la mise en œuvre d'une entreprise de salut public avec le peuple ivoirien pour le peuple ivoirien !

Il nous faut avec les populations ivoiriennes pousser M. Alassane Ouattara à la table des négociations pour la nécessaire transition qui s'impose à nous.

Il nous faut avec les populations ivoiriennes contraindre ceux qui ont installé ce pouvoir et lui assurent sa tranquillité à envisager pour lui une voie de sortie honorable. La transition se fera par la violence, par la contrainte, par la diplomatie ou le dialogue !


Raphaël ADJOBI

Commentaires

Raphael, je suis d'accord avec tout ce que tu as dit et je t'encourage de continuer dans cette voie tes réflexions. Serions nous capables de faire comme les burkinabè? Voilà la question que je me pose.

Écrit par : Adou | 27/08/2015

Merci, cher ami. Ton encouragement me va droit au cœur.

Écrit par : Raphaël | 31/08/2015

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