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09/08/2013

Côte d'Ivoire : libération de 14 prisonniers politiques sur un air de "je fais la pluie et le beau temps"

Michel Gbogbo libéré, prisonniers politiques en Côte d'Ivoire, qu'est-ce qu'un prisonnier politique ? Le 5 août 2013, par la voix du procureur de la République, le gouvernement de Ouattara a annoncé la libération de 14 personnes proches du président Laurent Gbagbo, parmi lesquelles son fils. Concernant ce dernier, sa mère avait haussé le ton ces dernières semaines en activant toutes les connaissances sur lesquelles elle pouvait compter.

Par principe, un prisonnier politique est privé de liberté selon les considérations propres au parti au pouvoir. Son arrestation échappe à toute preuve relative au manquement des obligations prescrites par la loi. Ainsi, ni Michel Gbagbo ni les ministres du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo - qui n'ont pas eu le temps d'exercer leur fonction - n'avaient enfreint de loi en cours en Côte d'Ivoire. Par contre, celui qui, par exemple, tente d'assassiner un chef d'état ne peut être considéré comme un prisonnier politique. Son délit tombe sous le coup de la loi de la République et devient une affaire judiciaire. Sans être juriste, le commun du peuple comprend cela et le sait.

L'annonce faite le 5 août dernier, confirmée le lendemain par le porte-parole du gouvernement et la sortie effective des détenus du « Guantanamo » ivoirien (le nord du pays), n'est rien d'autre qu'une libération politique se voulant judiciaire avec la mention « provisoire » prononcée par le procureur de la République. Ces hommes sont-ils provisoirement libres en attendant leur jugement ? Sont-ils provisoirement libres en attendant un nouveau coup de sang d'Alassane Ouattara ? Ce sont deux choses tout à fait différentes. En réalité, Alassane Ouattara veut dire aux Ivoiriens qu'à tout moment il peut remettre en prison ses adversaires politiques, parce qu'ils ne sont qu'en liberté provisoire. Le préfet français veut clairement affirmer qu'il a le droit d'infliger la prison ou accorder la liberté à ses adversaires, et qu'il a le pouvoir de faire la pluie et le beau temps dans le cœur de leurs familles et sur l'ensemble des Ivoiriens.

Il serait normal que tous les prisonniers bénéficient d'une libération politique, c'est-à-dire sans la mention judiciaire « provisoire ». On est un prisonnier politique ou on ne l'est pas. Aucun homme politique n'a le droit de prononcer la libération provisoire d'un prisonnier politique à moins d'être un monarque de droit divin ayant droit de vie ou de mort sur ceux qu'il gouverne.

Par conséquent, les Ivoiriens attendent fermement que ces libérations soient prononcées définitives par le régime. D'autre part, ils estiment que la libération des 14 prisonniers sur les 715 détenus politiques ne constitue pas un signe suffisant d'apaisement, après plus de deux ans d'exacerbation de leur ressentiment. Ce qu'ils attendent clairement, c'est qu'à la place de la justice des vainqueurs soit enfin annoncée une amnistie générale, pour créer les conditions nécessaires à un nouveau départ de la vie politique ordinaire en Côte d'Ivoire.

Monsieur Ouattara, le compte n'y est pas ! Encore un effort !

Les Ivoiriens se réjouissent de retrouver leurs amis, leurs parents, leurs connaissances et leurs anciens dirigeants, mais ne pavoisent pas parce que leur liberté n'est que provisoire. Et quand le porte-parole principal du RDR dit dans son communiqué que cette libération est « un geste fort de réconciliation posé par le chef de l'état », nous lui répondons de façon claire et sans aucune hésitation que le compte n'y est pas pour que commence la réconciliation nationale. Dans le même communiqué, le porte-parole principal du RDR a par ailleurs l'audace de reconnaître que Ouattara a procédé à ces libérations non pas de gaieté de cœur mais sous la contrainte : « Il ne peut en être autrement, dit-il, car c'est le vœu profond de tous, [...] opérateurs économiques, leaders de la société civile, partenaires extérieurs ». Si tel est le cas, si Ouattara a entendu les voix de ses amis extérieurs, qu'il daigne enfin écouter celles des Ivoiriens qu'il prétend vouloir gouverner. Ceux-ci lui crient : « Ouvre les portes de ton Guantanamo ! »

Chacun doit prendre garde aux propos de Monsieur Charles Konan Banny qui, intentionnellement, énumère les précédentes libérations pour pouvoir insinuer qu'enfin cette « troisième décision participe à la création et à l'instauration d'un climat encore plus propice à la réconciliation ». Qu'il entende bien ! A lui aussi, les Ivoiriens disent que le compte n'y est pas pour une réconciliation vraie, pour un climat favorable à une vie démocratique en Côte d'Ivoire. Nous avons échoué en voulant absolument organiser des élections présidentielles sans remplir les conditions nécessaires. Nous ne voulons pas courir le risque d'une fausse réconciliation en faisant fi de la permanence des problèmes qui nous empêchent de vivre ensemble.

Nous refusons de faire la fête, nous refusons les embrassades avec nos ennemis d'hier autour de ces libérations provisoires, nous refusons d'applaudir la réconciliation générale et la démocratie retrouvée auxquelles ils voudraient nous convier. D'une part parce que nous ne voulons pas étouffer par nos bruyantes manifestations de joie les lamentations des exilés dont les terres sont occupées par les Burkinabés et les Maliens, et d'autre part parce que nous ne voulons pas ignorer les cris de souffrance de ceux qui croupissent loin de nous dans les prisons du régime de Ouattara.

Raphaël ADJOBI

08/08/2013

Calixthe Beyala, qu'avez-vous fait de nos "talents" ?


Des Africains-Français parlent à Calixthe Beyala, les travers de Calixthe Beyala, le MAF est-il bien dirigé ?, Pourquoi le Mouvement des Africains-Français ne marche pas Le mot « talent » fait ici écho à la parabole de l’évangile selon Matthieu (Ch. XXV, V. 14-30) qui encourage les chrétiens à ne pas gâcher les dons que Dieu leur a donnés en s’engageant activement à faire grandir sa parole et par la même occasion son royaume. Que le lecteur comprenne par conséquent que les « talents » dont il est ici question sont tous les espoirs que les Français d’origine africaine avaient placés en un mouvement qu’ils espéraient vivement impliqué dans la vie politique française, pour lutter à la fois contre la recolonisation de l’Afrique et aussi pour une meilleure visibilité aux yeux de leurs compatriotes blancs. Des espoirs générés par la vive indignation exprimée face à l’injuste coup d’état de Sarkozy en Côte d’Ivoire en avril 2011 et l’arrestation du président Laurent Gbagbo dont l’élection avait été reconnue par la Cour constitutionnelle de son pays mais qui ne correspondait pas à la volonté de la puissante France.

En effet, l’arrestation en avril 2011 par l’armée française du président ivoirien constitutionnellement élu a été le ferment rassembleur qui a permis la création, quelques mois plus tard, du Mouvement des Africains-Français (MAF) et lui a inspiré par la même occasion son objectif majeur : rappeler en toutes circonstances à notre pays - la France - que l’Afrique est le berceau de nos parents, grands-parents et de nos aïeux et que nous ne saurons accepter qu’elle soit allègrement piétinée et bafouée au nom des intérêts de la France.

Un noble combat donc. Mais un combat qui prendra très vite l’allure d’une course à une place d’honneur au sein du paysage politique pour la présidente du mouvement ; c’est du moins ce que de nombreux Africains-Français liront dans la volonté de Calixthe Beyala de compter sur les « peoples » noirs et les lumières des plateaux de télévision plutôt que de s’atteler à la construction d’une base solide du mouvement. Ayant limité sa sphère d’action à Paris et à son téléphone portable qui distille des SMS à n’importe quelle heure de la nuit, elle a, peu à peu, éteint la frêle flamme que nous venions d’allumer.

Qu’est devenu le MAF exactement deux ans après sa création ? Quel bilan en fait sa présidente ? Les adhésions de 2011-2012 ont-elles majoritairement été renouvelées ? Quels sont les engagements pris et réussis par le mouvement durant ses deux années d’existence ? A quels défis ses membres ont-ils participé ? En clair, Calixthe Beyala doit des comptes à tous ceux qui se sont engagés en 2011-2012 avant qu'ils ne renouvellent leur adhésion au mouvement qu’ils ont, dans la ferveur, porté sous les fonts baptismaux, en même temps que leur confiance en leur chef. Parmi ceux qui ont reçu l'appel au renouvellement de leur adhésion, nombreux sont ceux qui attendent le bilan des deux années de présidence de Calixthe Beyala. Peut-être celle-ci attend-elle un éventuel congrès en 2014 pour le faire ? Si oui, tout le monde attendra avant de renouveler son engagement ; car l’absence d’activités, de perspectives claires, de bilan annuel, de volonté d'aller au-devant des nombreux défis qui s’imposent à notre communauté a fini par émousser nos ardeurs et nous fait perdre notre confiance en notre chef. Des amis que j'avais incités à rejoindre le MAF - certains de la Guadeloupe - m'ont clairement fait savoir qu'ils ne renouvelleraient pas leur adhésion !

Trop individualiste, trop centralisatrice, peu communicative, peu ouverte aux membres de base, Calixthe Beyala a fini par s’isoler et perdre définitivement le contact avec la grande foule des Afro-Français qui avaient trouvé dans le combat du président ivoirien Laurent Gbagbo un excellent moteur d’action. Elle n’a pas su préserver cette petite flamme qui brillait dans nos yeux, très semblable à la flamme de la Liberté. Les articles épisodiques dans la presse ne sont pas des activités collectives susceptibles d’entretenir, au sein du mouvement, le souffle nécessaire au combat que nous avons à mener. Et en ce qui concerne le cas particulier de l’illustre prisonnier de la Cour pénale internationale, nous n’avons pas vu venir la contribution du MAF à la lutte contre l’injustice qui le frappe. Faudra-t-il verser au bilan des deux années d’existence l’appel à la signature de la pétition pour le retrait des nations africaines de la CPI lancée en mai 2013 ? Encore faudra-t-il nous faire part de son impact auprès des instances africaines.

Au regard de tout ce qui a été dit, convenez qu’il est tout à fait légitime de poser cette question à la présidente de la MAF : qu’avez-vous fait de nos « talents » ? Afin de vous montrer que les interrogations suscitées par le fonctionnement du MAF ne datent pas d’aujourd’hui, je vous reproduis ici l’ensemble de la deuxième partie de mon billet publié le 28 février 2012, sur mon blog, un mois et demi avant le premier congrès de ce mouvement. Vous verrez qu’un an et demi après, ce grand espoir dont je disais qu’il pourrait être déçu si les innombrables carences d’alors se poursuivaient, n'a pas été comblé. Rien n'a changé parce que Calixthe Beyala n’a pas voulu évoluer dans sa manière de voir les choses.

« Le MAF en congrès le 14 Avril 2012. Et après ? »

« Pour réussir son opération de positionnement dans le débat avec les partis politiques et le futur pouvoir de notre pays, Calixthe Beyala, le fer de lance du MAF, mise sur un grand succès du premier congrès national du Mouvement qui aura lieu le 14 avril 2012, à 13 heures, au Palais des Congrès de Paris. De toute évidence, ce congrès est de la plus haute importance. Il témoignera publiquement de la capacité de mobilisation du Mouvement. Mais il sera surtout le premier signe de sa visibilité dans le paysage politique français.

La présidente du Mouvement qui se plaît à critiquer les marches de protestation ou de soutien, prend paradoxalement conscience qu'un congrès rassembleur est une façon à la fois de faire du bruit et montrer sa force. C'est aussi une façon de signifier aux autres que l'on existe et que l'on a des préoccupations à faire connaître ou à défendre. Elle sait, comme de nombreux membres du MAF, qu'il ne faut en aucun cas rater ce rendez-vous en se retrouvant en petit comité le 14 avril 2012. Une maigre assistance serait le signe d'un échec qui effacerait le Mouvement non seulement de l'esprit des candidats mais encore de la scène politique à laquelle il veut accéder.

Certes, le Mouvement a des faiblesses très criantes. D'abord, il y a une réelle absence de définition claire du MAF. Tantôt on parle de lobby qui ne saurait se permettre de faire descendre ses membres dans les rues pour crier son indignation à la manière d'un quelconque groupe de soutien ; tantôt le Mouvement est présenté comme un parti politique. Si tel est le cas, alors Calixthe Beyala doit savoir qu'appeler à manifester ou à apporter son soutien à des mouvements de protestation n'est pas incompatible avec les desseins d'un parti politique. Que doit être le MAF ? Un mouvement de salon (sans les moyens financiers d'un lobby) ou un mouvement populaire capable d'exprimer publiquement son humeur devant les événements qui portent atteinte à ses valeurs ? Il faudra choisir au plus vite !

D'autre part, le MAF n'existe que par le nombre de ses adhérents. Rien d'autre ! Dans la pratique, nous n'avons pas connaissance de l'existence d'un bureau national provisoire. Il n'existe pas de section ou de représentation du Mouvement à l'intérieur du pays, mis à part à Lille. Tous ceux qui ont plaidé pour la création de différentes sections dans les grandes villes afin de rapprocher le Mouvement et ses instructions de ses membres ont vu ce projet écarté par Calixthe Beyala. Aussi, il est impossible aux adhérents ne vivant pas à Paris ou à Lille de se connaître et de tenir des réunions loin des yeux de sa présidente. Il est à craindre que l'absence de contact entre les membres et le manque d'action n'éteignent les ardeurs des premières heures de la naissance du Mouvement. La tentation du vote FN ne s'expliquerait-elle pas aussi par ce manque d'activité et d'implication directe des membres du MAF au sein de leur Mouvement ? Cela demande réflexion.

Cette remarque nous mène à la dernière grande faiblesse du MAF : la communication ! Il existe bien un site du Mouvement. Mais il ne semble pas destiné à communiquer avec les adhérents : pas de compte rendu des réunions parisiennes ; les questions posées par ce biais restent sans réponse (je l'ai testé !) ; les membres qui n'assistent pas aux réunions parisiennes avec Calixthe Beyala demeurent dans l'ignorance totale de ce qui se dit et se fait au sommet du MAF. Les SMS laconiques ne peuvent en aucun cas constituer le seul moyen de communication. A qui la faute si l'adhérent qui ne connaît pas de section locale n'est pas informé des actions et des prises de position de son mouvement ?

Enfin, combien sommes-nous ? Combien d'adhérents le Mouvement compte-t-il dans les grandes villes ? Personne ne le sait. Ni sur le site du MAF ni par les SMS les adhérents ne sont tenus au courant de leur importance en chiffres ! Faut-il attendre que les journaux et les chaînes de télévision le leur apprennent ?

Beaucoup de choses restent à faire. Mieux, tout reste à faire pour que le MAF - qui a fait naître tant d'espoir - ait des chances de poursuivre cette aventure au-delà du congrès du mois d'avril 2012. Il ne faut donc pas désespérer malgré ses manquements et son excessive centralisation qui le prive d'une base dynamique. Le fer de la lance du chasseur a beau briller, si le manche n'est pas solidement tenu par le bras du chasseur, et si celui-ci n'a pas les pieds suffisamment agiles pour le porter, la proie ne vivra que des frayeurs inutiles. Le MAF doit donc veiller à construire ses bases afin d'exister non pas seulement par son porte-parole mais par l'ensemble de ses membres actifs. Quand ceux-ci seront dans la capacité de mener des actions partout en France où les valeurs qu'ils défendent seront menacées, alors l'aventure se poursuivra. Il ne faut pas que l'on puisse dire demain : un seul être quitte le MAF et le Mouvement est réduit à rien !

Le temps viendra où, en famille (politique), il faudra trouver les idées pour structurer et dynamiser le Mouvement. Mais pour l'heure, il est urgent de réussir ce premier congrès. Chacun doit se sentir concerné et faire le déplacement afin d'assurer son succès. Une présence massive des Africains-Français pourrait ébranler certains esprits politiques et faire évoluer les choses dans le sens de nos convictions. Il faut y penser sérieusement ! »

° http://raphael.afrikblog.com/archives/2012/02/28/23637239.html

Raphaël ADJOBI

06/08/2013

Certains sites africains d'information sur Internet seraient-ils incompétents ou malhonnêtes ?


numérisation0003.jpg De toute évidence, il y a des sites comme Ivoirebusiness.net, globosahoua.blogpost, en-Afrique.info et Lynx Togo qui refusent de reconnaître les talents des Africains. Je ne veux pour preuve que la reprise de mon article "Laurent Gbagbo, la nouvelle étoile de la Résistance africaine face à l'injustice des Occidentaux" qu'ils ont attribué au quotidien français en ligne Médiapart.

Le 4 juillet dernier, Nicole Guihaumé avait en effet repris pour le club Médiapart cet article publié le 30 juin sur mon blog politique. Elle n'a pas oublié de mentionner mon nom et un lien menant à mon blog ; c'est-à-dire la source de l'information. Quand la dépêche d'Abidjan.info, Abidjantalk.com et la vingtaine d'autres sites et blogs reprendront ce billet, ils feront preuve de la même honnêteté.

Ce qui est surprenant et écoeurant, c'est qu'Ivoirebusiness.net, globosahoua.blogpost et Lynx Togo ont eux aussi repris mon article mais tout en prenant soin d'effacer mon nom et le remplacer par celui de "Médiapart" ; par la même occasion, ils ont fait disparaître l'adresse de mon blog signalée par Nicole Guihaumé. En d'autres termes, ils ont trouvé que c'est plus valorisant - pour eux ! - d'attribuer l'article à ce journal devenu célèbre pour avoir révélé l'existence du compte suisse d'un ministre français. Un article signé Raphaël ADJOBI ne fait pas assez "classe" à leur yeux. Ivoire business pour sa part, a publié l'article deux fois : il l'a une fois attribué à Médiapart, et l'a signalé une autre fois comme ma contribution à un blog ami ; c'est à-dire en mentionnant mon nom.

Messieurs, apprenez tout simplement qu'aucun journaliste français n'a affirmé que Laurent Gbagbo est devenu la nouvelle étoile de la Résistance africaine face à l'injustice des Occidentaux. Et Médiapart ne revendique pas la paternité de l'article. Sans doute, ce journal français reconnaît tout simplement, par cette reprise faite par un membre de son club, la justesse de l'analyse et le talent de l'auteur que vous refusez de voir ou de reconnaître. Ce n'est certainement pas au club du Nouvel Observateur, où l'on manie allègrement la censure, que vous trouverez des articles et des commentaires qui montrent la France du doigt concernant la tragédie ivoirienne ou l'injustice faite à Laurent Gbagbo. Notre ami Delugio en sait quelque chose ; et moi aussi d'ailleurs.

Le blog de Nicole 0005.jpg C'est la deuxième fois que Nicole Guihaumé reprend un de mes articles. Il suffit de visiter son blog (Le blog de Nicole) pour bien comprendre sa position sur les événements concernant la Côte d'Ivoire. A l'avenir, soyez plus attentifs pour la devancer, si vous voulez. Montrez-lui que vous aussi vous avez du flair pour repérer les bons articles. Mais surtout, évitez de les attribuer à des illustres écrivains ou journalistes français. Il n'y a aucune gloire à tirer en agissant de la sorte. On se couvre plutôt de ridicule, à défaut d'être taxé de malhonnête. Le combat de la vérité que nous menons ensemble doit nous inciter à l'honnêteté, à la reconnaissance des talents des uns et des autres et non pas à de petites méchancetés. Les journaux officiels ivoiriens ne tombent pas dans ce travers parce qu'ils savent qu'ils ont besoin des blogueurs autant que ceux-ci ont besoin d'eux pour mener ce combat qui nous oppose à nos adversaires sachant mieux manier la violence physique et la falsification de documents que l'écriture.

Comprenez donc tous que je n'ai nullement l'intention de faire un long procès à nos amis pour ce qui doit sans doute être pris pour des erreurs et non pas des pratiques habituelles. Cependant on ne peut cacher combien il est déplaisant de se voir dépossédé de son oeuvre comme l'avaient déjà fait Abidjandirect et un certain Zoé Narwali sur psychologie.com en reprenant mon billet sur "Comment la France a perdu l'Afrique" (livre de Stephen Smith et Antoine Glaser) sans mentionner ni mon nom ni mon blog.

Raphaël ADJOBI

° http://www.ivoirebusiness.net/?q=articles/selon-mediapart-laurent-gbagbo-est-la-nouvelle-%C3%A9toile-de-la-r%C3%A9sistance-africaine-face-%C3%A0#sthash.Wqs4YaHq.dpuf
° http://gbodosahoua-gbodosahoua.blogspot.fr/2013/07/la-nouvelle-etoile-de-la-resistance.html
° http://www.lynxtogo.info/oeil-du-lynx/afrique/4087-mediapart-qlaurent-gbagbo-est-la-nouvelle-etoile-de-la-resistance-africaine-face-a-linjustice-des-occidentauxq.html
Concernant mon article sur le livre "Comment la France a perdu l'Afriqueé"
° http://abidjandirect.net/index2.php?page=livr&id=7315

02/08/2013

Ouattara a une idée de génie pour la Côte d'Ivoire : construire des prisons pour les Ivoiriens, c'est libérer des terres pour les Burkinabés !

"Arbeit macht frei" dix fois aux normes (par Shlomit Abel)

Un ivoirien nouveau pour la Côte d'Ivoire, des terres pour les burkinabés en Côte d'Ivoire, les prisons en Côte d'IvoireLe gouvernement Kablan Duncan et son chef jubilent d’une bonne nouvelle absolument inédite en Côte d’Ivoire, et qui vaut son pesant d’or à l’Etranger. Le ministre Bruno Koné Nabagné nous informe d’un investissement durable et de qualité, dans la Côte d’Ivoire émergente de demain soir, voire d’après-demain, en la réalisation imminente de 10 immeubles d’habitation d’un genre nouveau. la fierté de toute dictature qui se respecte, des studios ou plutôt des internats spécialisés, régis par des normes internationales, répondant aux impératifs de protection des droits de l’Homme,selon le ministre.

Alors que l’on attend impatiemment des logements sociaux qui font cruellement défaut, des hôpitaux fonctionnels et la prise en charge médicale promise pour les populations défavorisées, des entreprises qui embauchent enfin, et qui ne voient toujours pas le jour à l’horizon 2014, voici l’annonce en fanfare de 10 nouvelles prisons, qui vont être construites dans les plus brefs délais. Cela fait suite aux émeutes de la Maca servant de prétexte au gouvernement qui n'a cessé de nous enfariner avec une histoire « officieusement officielle » de soit disant trafic de drogue à grande échelle par un caïd surnommé le chinois, que l’on aurait voulu déplacer à cause de son influence néfaste mais qui aurait mal tournée…

En fait, on a voulu simplement éliminer cette opposition « fossile » au point que le porte-parole du RDR Joël N’guessan a parlé de dissoudre le parti du président Gbagbo puisqu’il n’avait plus sa raison d’être, s'inspirant probablement sans le savoir de l’histoire des Protestants de France : en 1685, après avoir décimé et forcé à l’exil des millions de Protestants, le roi Louis XIV révoque l’Edit de Nantes, signé par son grand-père Henri IV, qui garantissait à ces derniers la liberté de conscience et d’exercice de leur culte. Raison invoquée : l'Edit a perdu sa raison d'être, les Protestants ayant disparu ! Et les nouvelles de ce jour donnent raison à cette thèse puisque les parents des prisonniers sont éconduits et n’obtiennent pas de droit de visite. Le parquet – chargé de délivrer les autorisations – s'étant inscrit aux abonnés absents depuis le déplorable « incident » : pas d’informations, pas de droits de visites, pas de révélation du nombre exact de victimes, celles-ci ayant été transportées discrètement à la morgue de la Maca ou comme les rumeurs l’affirment, enterrées à la hâte dans la forêt du Banco.

Le FPI, parti du président « sortant sous la protection de la Licorne et l’Onuci » doit disparaître : il faut donc suffisamment de bâtiments pour recevoir tous les réfractaires de la Côte d’Ivoire en marche, que l’on n’aura pas pu discrètement éliminer par ailleurs. Embastillés, tous ceux qui refusent de monter à bord du train du progrès. Dorénavant celui-ci ne s’arrêtera plus aux gares du multipartisme, il s’engouffre maintenant à grande vitesse dans le cul de sac de la réconciliation forcée, via un mea culpa de la victime à son bourreau, avec aux commandes, toujours le même technicien en col blanc, ancien directeur adjoint du FMI, économiste de renom, un surdoué qui orchestre depuis deux ans le malheur d'une majorité d’Ivoiriens pour le seul bonheur de quelques élus rattrapés. A l’époque glorieuse de son passage remarqué au FMI, il avait été affecté aux… ressources humaines. Mais, malgré les renforts de publicité de ses anciens collègues issus du sérail, Stanley Fisher et Christine Lagarde, il n’a laissé aucune trace de son passage, pas même un livre, pas même une thèse de doctorat que l’on pourrait consulter en bibliothèque ou sur internet, pas même l’amendement d’un amendement si petit soit-il d’une loi qui porterait la griffe de sa contribution.

Son seul disciple, c’est sa chère épouse, celle qui est de tous les colloques, de tous les galas mondains à l’étranger via les vols privés sur « Magellan Airlines », une flotte de 6 avions maintenant, mais toujours arrimée au Trésor ivoirien. Sur place, elle est de toutes les ré-inaugurations d’hôpitaux, d’écoles de filles et de piscines qui portent dorénavant son nom. Dans l’esprit de son cher époux, elle explique à merveille la micro-économie entre deux voyages à l’étranger, dans un style simple et direct. Diplômée en « chers frères et sœurs» bien ciblés géographiquement, elle sait transformer le micro crédit en macro-intérêts de retour sur investissement, à 12 % l’an. C’est ce qui s’appelle « veiller sur les intérêts de la Famiglia », au côté du beau-frère, l’argentier Ibrahima, dit Photocopie. A la dernière distribution de prix à Korhogo, Fanta Ghbé souriait avec son conjoint et l’ancienne institutrice en congé pour convenances personnelles, Anne Ouletto alors que toutes les lauréates du chèque-cadeau, malgré l’immensité du chèque-poster qui les cachait à moitié, ne riaient pas, ne souriaient même pas, comme si on les avait forcées à poser sur la carte postale des Ouattara en villégiature.

Aux ivoiriens les prisons, aux Burkinabés et aux Maliens les terres

Alors aujourd’hui, dans la Côte d’Ivoire émergente, on nous promet 10 nouvelles prisons ! Et pourtant, il ne devrait plus y avoir de prisons, puisque les véritables bandits sont tous à l’extérieur, en toute impunité, et que les seuls pourchassés sont des opposants politiques et la jeunesse pensante, l’avenir du pays. Les hommes et les femmes qui n’ont pas de sang sur les mains, eux sont enfermés ! Et que dire des dizaines, des centaines de jeunes qui ont été arrêtés par les milices rebelles et Dozo, conduits dans des lieux d’où on ne les a pas vus revenir, simplement disparus sans laisser de trace dans la nuit et le brouillard de la Côte d’Ivoire de Ouattara et de ses droits de l’homme bien particuliers. Pourquoi envisager de construire un univers concentrationnaire, si c’est pour y mettre des opposants politiques et non des criminels de droit commun? La Maca étant surchargée, on nous affirme que ces prisons viendront simplement décongestionner les locaux abidjanais. Effectivement avec ses 5800 pensionnaires, entassés dans des locaux prévus pour 1500, cela nous donne 4300 personnes à reloger. Ô miracle, justement le plan, c’est de construire 10 prisons de 300 à 500 places chacune… La bonté et les sourires de maman Dominique ont déteint sur le papa de la nation pré-burkinabée et lui ont mis à cœur de se soucier enfin des populations exclues du rattrapage et de leur proposer des logements sociaux décents à leur mesure !

Le cadre est posé : les photos-souvenir de la Côte d’Ivoire radieuse où les chantiers explosent sont prêtes à être expédiées ; sur la dernière en date, le contremaitre Ouattara, costumé en travailleur, vient inaugurer devant les caméras la dernière tranche des travaux de l’oléduc Abidjan-Yamoussoukro, (90% des travaux avaient déjà été honorés par son prédécesseur). Sur les photos, tout le monde est au travail, étudie avec des résultats mirobolants, les malades sont reçus dans des maternités et des hôpitaux flambant neufs, les personnes aux revenus modestes sont intégralement prises en charge, il n’y a plus de mendiants ni de clochards, parce que saint Hamed Bakayoko passe chaque soir dans les rues pour les inviter à sa table afin de rompre avec eux le jeûne du Ramadan. Et les touristes et investisseurs tant attendus peuvent enfin s’extasier devant cette Côte d’Ivoire de rêve enfin devenue réalité ! Même les vaches laitières ivoiriennes figureront sur les prochaines cartes postales, à l’image de la Suisse, où chocolat et lait font bon ménage. Et le gouvernement pourra bientôt nous annoncer des records dans la production de lait, puisqu’une société israélienne -spécialiste en la matière - va s’implanter en Côte d’Ivoire et permettre l’émergence d’une ferme modèle, grâce à laquelle toutes les écoles seront livrées en lait ; et tous les petits Ivoiriens boiront à satiété !

Mais voilà, dans cette Côte d’Ivoire virtuelle, en pleine expansion démographique burkinabée – destinée à pourvoir au remplacement avantageux de l’électorat ivoirien pour l'horizon 2015 – dans cette Côte d'Ivoire où « l’argent qui travaille » se déplace à pas de velours, dans les coulisses de marchés de gré à gré (60 % des marchés publics ces six derniers mois), il y a vraiment du souci à se faire : atteinte par une telle « cataracte » économique, la transparence des échanges va s’opacifier jusqu’à disparaître. L’argent ne travaillera bientôt plus qu’en aveugle, sans qu’aucun Ivoirien normal n’en voie jamais plus la couleur.
Ce que le gouvernement ne nous dit pas, c’est que le business des prisons est juteux pour les étrangers ! Les états européens comme la Belgique et la France privatisent les prisons peu à peu; et ce sont des entreprises florissantes comme les géants du BTP, Bouygues, GDF-Suez, et surtout la Sodexo qui occupent ce nouveau créneau. Ne croyons pas que Ouattara cherche sincèrement à décongestionner les institutions pénitentiaires, qu’il se soucie du bien être des prisonniers. Non comme à son habitude, il s’intéresse seulement au « cadre de vie» relooké, version photoshop, de ses adversaires politiques emprisonnés, de la jeunesse politiquement incorrecte ou désignée comme telle, qu’il pourra décrire à l’étranger comme purgeant leur peine dans un environnement agréable, et pourquoi pas enviable.

Ce faisant, il relaie une fois encore les sirènes du profit de ses grands amis de la finance internationale ; tout est prévu, la prison est livrée clefs en main, tous les édifices concentrationnaires qui sortiront de terre seront pour l'essentiel gérés par des entreprises privées. « ... hormis les fonctions régaliennes (direction, surveillance, greffe), le privé s’occupe de tout. Soit : la maintenance, l’entretien, la fourniture des fluides et des énergies, la restauration, l’hôtellerie, la buanderie, la « cantine », le transport, l’accueil des familles, la formation professionnelle et le travail des détenus. », nous révèle un site français. Les quelques emplois générés par ce monstre carcéral – gardes-chiourme, tortionnaires, FRCI corrompus, racketteurs, trafiquants de stupéfiants, empoisonneurs, violeurs – resteront réservés aux amis des amis de l’Economiste.

Abidjan, Adzopé, Abengourou, Aboisso, Daloa, Grand-Bassam, Korogho, Soubré, Sassandra et Issia verront bientôt Dramane avec un casque de travaux publics, une veste jaune fluo enfilée sur son costume trois pièces poser 10 fois sa "première pierre". Dominique, tout sourire, plantera 10 fois l'équivalent sahélien de son "olivier de la paix". Et voilà encore dix nouveaux chantiers qui fleuriront dans une atmosphère de délation, d’arrestations arbitraires, de disparitions inexpliquées… dix chantiers qui étoileront les discours de Ouattara à l’étranger, lorsqu’il énumèrera tous les gros-œuvres de cette Côte d’Ivoire en ébullition ; mais qui ne seront ni des écoles, ni des hôpitaux, ni des usines. Et que dire des universités restaurées qui n’ont toujours pas de connexion internet, pas de toilettes, pas de bureaux pour les professeurs, pas d’amphithéâtres conséquents… sans parler de cette fameuse Maca, qui avait pourtant elle aussi connu son coup de badigeon et sa certification "haute sécurité" sans plus de valeur que poudre aux yeux.

Ces prisons, nous dit Bruno Koné Nabagné, ministre des TIC et porte-parole du gouvernement, seront dès leur construction «aux normes de sécurité et répondront aux impératifs de protection des droits de l’Homme. (…) elles seront, en ce qui concerne le traitement des prisonniers, internationalement admises». Comment évoquer les droits de l’homme quand on emprisonne arbitrairement des personnes qui ne sont pas jugées, ou si elles le sont, sont accusées de fomenter des coups d’état ? Pourquoi construire des prisons pour des opposants dont le seul délit est d’être politiquement opposés à une « démocratie » de façade sensée garantir le droit à la différence ? Comment prendre au sérieux un gouvernement si prompt à favoriser des mœurs à l'occidentale réputées « évoluées » – quoique toujours synonymes de décadence, de dégénérescence et de mort des civilisations–, et qui refuse l'éducation, les écoles et les hôpitaux à un pays que l’on veut émergent ?

Le ministre Lazare Koffi Koffi rappelle, dans un extrait de son livre à paraître, la recommandation de Victor Hugo aux dirigeants de son époque : « ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons ! ». Ouattara, depuis le début s’obstine à faire le contraire. Et ce n’est pas une négligence, une erreur involontaire de sa part d’avoir nommé une ministre de l’éducation nationale totalement incompétente : elle fait certainement beaucoup plus d’efforts que l’on ne le croit pour être à la hauteur de sa tâche, sans jamais y arriver, elle, la sportive étrangère que rien ne prédisposait à un travail intellectuel, dans une langue qu'elle ne maîtrise pas. Il ne s'agit pas de se moquer d’elle, mais de souligner à quel point il était inconcevable de confier de telles responsabilités à une personne qui n’était pas taillée pour le poste. Ouattara a volontairement sacrifié cette Guinéenne, certainement plus à l’aise dans la langue de Shakespeare que celle de Victor Hugo, l'exposant à la vindicte des étudiants, des élèves et de leurs parents. Grâce au fusible Kandia Kamara, l'Economiste en chef peut manipuler à loisir les foules analphabètes et dozotiques qui ont phagocyté l’armée, les douanes et les ministères; Aujourd’hui, les écoles sont vétustes, chères, de bas niveau. Une grève récente a montré des enseignants manifestant parce que leurs salaires sont toujours impayés depuis 3 ans!

Près de trois ans après la clôture de la campagne présidentielle, rien n’a changé : les chantiers restent des chantiers, les routes sont devenues des pistes d'accès aux chantiers, aux nids de poule indescriptibles causant accidents et pannes de voiture ; tout le pays s'est transformé en un immense chantier, sans que les travaux n’avancent pour offrir des emplois, des formations, des études. Les universités promises restent “dues”, les examens du BEPC sont bradés, ramenés à un niveau si bas que les dozos analphabètes peuvent y réussir afin de recevoir les emplois réservés aux titulaires du brevet. Ces mêmes concours restent bien entendu inaccessibles à ceux dont l’avenir devra s'écrire entre les quatre murs de ces nouvelles prisons sur le point de sortir de terre, de toute urgence, pour que d'ici les échéances électorales de 2015, il ne reste, de tout ce beau monde contestataire, personne qui n'ait été maté comme il se doit.

Une nouvelle population ivoirienne à l'image de Ouattara

L’Ivoirien nouveau est arrivé, et continue d’affluer. Après l’ouest, c’est le pays baoulé qui le voit débarquer par cars entiers, se déversant comme un fleuve à la recherche de terres et d’espaces. Bientôt, il sera muni de papiers en règle, candidat homologué à l'attribution de terres dont les propriétaires légitimes, s'ils ne sont pas déjà en exil, finiront extradés, s’ils ne sont pas décédés auparavant.

Communauté internationale, affiche ton joyeux sourire aux côtés du couple Ouattara ! Toi qui lui offres, avec tes prisons « aux normes », de prolonger à ton profit le jeu dangereux de la spoliation à l'échelle continentale, affiche ton sourire ! A l'heure où ton roi-nègre et sa blanche colombe t'aident à brader la Côte d'Ivoire à une main d’œuvre étrangère servile chargée de remplacer les autochtones dans les mois et les années à venir, avant d'être à son tour éliminée au profit des nouveaux arrivants serviles d'après-demain, affiche un large sourire !

Souriez de toute vos dents, vous, les grands et petits maîtres d'un jour : Hitler, lui aussi pensait qu’avec ses camps de vacances placés sous le signe de son « Arbeit macht frei » (le travail rend libre) il inaugurait un reich de 1000 ans…
Un ivoirien nouveau pour la Côte d'Ivoire, des terres pour les burkinabés en Côte d'Ivoire, les prisons en Côte d'Ivoire
Shlomit abel, 31 juillet 2013