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27/04/2015

Prélude aux présidentielles 2015 : Laurent Gbagbo vainqueur à l'applaudimètre

Investiture du candidat Ouattara en avril 2015, Ouattara candidat du RHDP 2015, Ouattara ne remplit pas le sade Félix Houphouët-Boigny, Gbagbo plus fort que Ouattara


« Tout ça pour ça ? » s'interrogent, dépités, les organisateurs de la grande fête du samedi 25 avril 2015 devant sacrer Ouattara candidat unique de la coalition au pouvoir. « Oui, tout ça pour ça ! » semblent répondre en jubilant l'opposition républicaine et la résistance ivoirienne aux imposteurs.

Hilare devant les images des gradins clairsemés du stade Félix Houphouët-Boigny qui accueillait les fidèles de la coalition Ouattara-Bédié au pouvoir, un internaute affirme que de simples photos de Laurent Gbagbo dans cette arène auraient drainé une plus grande foule. Oui, là où les deux ténors du pouvoir ont laissé du vide, le seul portrait de Laurent Gbagbo aurait fait stade comble !

Quelle claque ! On en rit encore dans les chaumières d'Eburnie et devant les écrans d'ordinateur. La popularité d'un homme d'Etat ivoirien ne se mesure pas à la blancheur de son épouse, à celle de ses amitiés extérieures, ou aux gesticulations et au serment d'un vieux baoulé.

Gbagbo remplit le cœur des Ivoiriens ; Ouattara le laisse vide

Investiture du candidat Ouattara en avril 2015, Ouattara candidat du RHDP 2015, Ouattara ne remplit pas le sade Félix Houphouët-Boigny, Gbagbo plus fort que Ouattara La désillusion d’Alassane Dramane Ouattara est si grande que ses partisans en ont honte. La preuve, ils tentent par tous les moyens de cacher les traces visibles du désamour des Ivoiriens pour celui qui leur a promis monts et merveilles et qui a fait intervenir les forces étrangères pour le leur imposer. Le journal Le jour remporte la palme du ridicule en proposant, à la place de l'image du stade presque vide du samedi 25 avril 2015, celle de la consécration de Laurent Gbagbo en 2010. A la Une de ce quotidien, la flatteuse bâche principale blanche de Ouattara a disparu et laissé la place à la bâche sombre de la réalité de l'Afrique de Laurent Gbagbo.

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investiture du candidat ouattara en avril 2015,ouattara candidat du rhdp 2015,ouattara ne remplit pas le sade félix houphouët-boigny,gbagbo plus fort que ouattara


Assurément, on peut affirmer que Laurent Gbagbo remplit le cœur des Ivoiriens alors qu’Alassane Ouattara le laisse vide. Dans les cœurs, dans les stades ou dans les urnes, Ouattara sait – et les Ivoiriens aussi – qu’il n'a jamais triomphé et ne peut jamais triompher sans le recours à la falsification ou aux canons des Blancs.

Raphaël ADJOBI

12/04/2015

LA DIASPORA AFRICAINE EST FORMIDABLE !

manifestation africaine du 11 avril 2015, défense des institutions africaines à Paris,


La marche organisée à Paris le samedi 11 avril par la diaspora africaine pour défendre le respect des institutions africaines a été un grand succès ; et cela grâce à une mobilisation sans précédent des mouvements progressistes associés aux différentes composantes de la Résistance ivoirienne.

Bien sûr, Laurent Gbagbo était l’épicentre de cette grande fête. D’ailleurs, le choix du 11 avril pour défendre le respect des institutions africaines n’est pas un hasard : c’est en effet le 11 avril 2011 que le coup d’état français a brisé la décision du conseil constitutionnel ivoirien qui avait déclaré Laurent Gbagbo élu. C’est donc aux cris de « Libérez Gbagbo, libérez Simone » accompagnés de « Touche pas à ma constitution » que le cortège a quitté la Place Victor Hugo pour atteindre le siège du Conseil constitutionnel français trois heures plus tard.

C’est, à ma connaissance, la première fois que la diaspora africaine réussit à se mobiliser en si grand nombre. La Résistance ivoirienne a su convaincre le reste de la diaspora africaine que son combat est aussi le sien, c’est-à-dire celui de toute l’Afrique. Les manifestations sénégalaises et burkinabé qui ont empêché Abdoulaye Wade et Blaise Compaoré de modifier les constitutions de leur pays pour les adapter à leur seul désir ont permis à tous de comprendre que Gbagbo avait raison. Les Africains savent désormais que, sans des institutions fortes, aucune démocratie ne peut prendre racine dans leurs pays.

manifestation africaine du 11 avril 2015,défense des institutions africaines à paris


Patrice Lumumba et Sankara sont morts sans drainer des foules dans leur combat ; jusqu’à sa mort, Sékou Touré a vécu comme un paria, dans l’indifférence totale du reste des Africains ; Mandela a passé 27 ans en prison sans que la diaspora africaine descende dans les rues pour le défendre, alors qu’elle était très politisée dans les années 60 et 70. Il est tout à fait enthousiasmant de constater que la diaspora africaine est enfin capable de transcender sa diversité pour suivre un seul homme – Laurent Gbagbo – parce qu’il est porteur d’un idéal dans lequel elle se reconnaît. Une nouvelle génération est donc née. Une génération qui ne veut pas voir ses leaders – qui défendent des idéaux qu’elle partage – injustement persécutés, emprisonnés ou assassinés.

Raphaël ADJOBI
Délégué général AIRD-France

07/04/2015

Toute la diaspora africaine dans les rues de Paris le samedi 11 avril 2015 !

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A écouter les radio et télévisions africaines, le pouvoir d'Alassane Ouattara en Côte d'Ivoire est devenu la honte de l'Afrique. Tout le monde est scandalisé par ses propos sur le franc cfa, l'indépendance économique et les institutions en Afrique. Jamais un gouvernant africain n'est apparu de manière aussi évidente comme l'ennemi de l'Afrique entière.

Par la même occasion, sur les mêmes radios et les mêmes télévisions africaines, on n'hésite pas à présenter l'incarcération de Laurent Gbagbo dans une prison européenne comme une humiliation inacceptable.

Le samedi 11 avril 2015, l'occasion est offerte à tous les Africains de France de descendre dans la rue pour témoigner leur attachement au respect des institutions africaines débarrassées de la main manipulatrice de la France. En défendant Laurent Gbagbo, c'est toute l'Afrique désireuse d'institutions fortes et de démocratie non manipulée de l'extérieure que nous défendons. La diaspora de chaque pays africain doit se sentir concernée pour aller manifester sous la bannière qu'elle veut et porter haut et fort les idéaux communs à toute l'Afrique.

C'est le 11 avril 2011 que Laurent Gbagbo a été délogé du palais présidentielle par l'armée française puis remis à son adversaire politique pour être envoyé dans une prison européenne. Et cela pour avoir respecté les institutions de son pays qui l'ont déclaré élu. Patrice Lumumba et Thomas Sankara sont morts dans le silence des voix africaines. Sékou Touré et Kouamé N'Krumah ont mené des combats solitaires parce qu'ils n'ont rencontré que l'indifférence des voix africaines de leur époque. Mandela a passé 27 ans en prison sans que des Africains aient daigné organiser des manifestations populaires pour le soutenir. Malheur donc à nous si nous ne saisissons pas cette occasion fédératrice pour montrer à la France et aux dirigeants africains au pouvoir la cohésion des générations nouvelles autour des valeurs qui doivent conduire l'Afrique à s'assumer pleinement.

Soyez convaincus d'une chose : chacun de vous est Laurent Gbagbo si vous avez le même rêve que lui pour votre pays, si vous avez le même rêve que lui pour l'Afrique. Si vous avez dans votre cœur l'espoir d'une Afrique solidaire aspirant à une pleine et entière indépendance par le respect de ses institutions, alors allez manifester le 11 avril à Paris.

Raphaël ADJOBI
Délégué général AIRD-France

05/03/2015

Le PDCI, un instrument de honte avec H. Konan Bédié

Le PDCI, un instrument de honte avec H. Konan Bédié

Congrès du PDCI 2015, Konan Bédié la honte de la Côte d'ivoire, Qui est Henti Konan Bédié, le PDCI et Alassane Ouyattara


Que l’on se souvienne du ton de mon article de mars 2012 intitulé « Henri konan Bédié, nous irons tous pisser sur ta tombe à la queue leu leu ». Que l’on se souvienne de la peinture que j’avais faite de l’esprit de cet homme qui affectionne régler ses pas sur ceux de Dramane Ouattara au point de l’avoir rejoint dans son QG de l’Hôtel du Golf, à Abidjan, lors de la crise postélectorale de 2010-2011. J’écrivais alors qu’un tel « suivisme irréfléchi est indigne d'un homme qui a connu tous les honneurs dans son pays. Oui, à ce moment-là, vous étiez devenu insignifiant, réduit à la dimension d'un enfant suivant les pas de son protecteur qui le tient en otage pour lui servir de bouclier honorable aux yeux de l'extérieur. » Le dernier congrès du PDCI vient non seulement de confirmer mes propos de 2012 mais aussi de montrer que tous ceux qui le suivent sont la honte du PDCI et aussi de la Côte d’Ivoire tout entière.

Maureen Grisot, la correspondante de RFI – la Radio d’intoxication de la France – ne s’est pas trompée de constater un peuple de PDCI sans aucune consistance. En effet, il est difficile de comprendre comment des milliers de personnes ayant fait des études et accomplissant des tâches administratives ou politiques dans l’intérêt d’un pays peuvent manquer de jugement au point de signer un pacte oral d’alternance à la tête d’un pays avec leur allier politique. Plus je réfléchis, plus je me dis que le PDCI est une assemblée de moutons : s’il y en a un qui traverse la route, tout le reste du troupeau en fait de même sans aucune considération du danger qu’il court. A l’aveuglette !

N’importe quel imbécile sur terre sait que toute promesse orale n’engage que celui qui la croit. Voir tous ces anciens universitaires, bardés de diplômes, dodeliner de la tête et voter sans soumettre ce qui leur est proposé à l’analyse de leur raison est tout à fait honteux pour la Côte d’Ivoire. Toutes les mères et tous les pères de Côte d’Ivoire qui ont payé et paient des études à leurs enfants doivent les maudire si un seul instant ils doivent considérer que c’est à ce suivisme moutonnier auquel leur progéniture est destinée. Aucune mère, aucun père ne doit éprouver de la fierté à savoir son enfant réduit à l’imbécilité, c’est-à-dire à regarder le doigt qui montre le chemin plutôt que le chemin.

Personne ne peut avoir de la considération pour toutes les personnalités qui étaient présentes à cette manifestation et qui ont applaudi, comme un seul homme, à l’inconcevable. Mon Dieu, nous ne sommes plus à l’heure du parti unique où régnait la peur de s’écarter du chemin tracé par Houphouët-Boigny ! La liberté d’expression serait-elle aujourd’hui encore interdite au sein du PDCI ? Si tel est le cas, on peut parier que même dans l’isoloir, toutes les personnalités bardées de diplômes ont peur de donner un autre avis que celui du chef. Je suis prêt à mettre ma main au feu que dans un isoloir, tous les cadres qui critiquent Konan Bédié loin de leur appareil politique ont peur de glisser un autre bulletin que celui de Bédié dans l’enveloppe au moment de voter. C’est dire que même loin du regard de Bédié, ils ont le sentiment qu’ils sont épiés. Ils vivent constamment dans la peur. Et ces peureux-là ne sont pas des paysans mais des cadres cravatés roulant dans de belles voitures et se disant instruits et parfois même cultivés. Des êtres risibles quoi ! Leur mère et leur père auraient mieux fait de les noyer dans la rivière la plus proche plutôt que de dépenser leurs maigres ressources pour les envoyer faire des études à une fin aussi catastrophique pour la Côte d’Ivoire.

Endimanchées et emperruquées pour la circonstance mais la tête vide comme une vieille coquille d’escargot, telles étaient les personnalités politiques du PDCI au dernier congrès de ce parti. Pas du tout réjouissant pour l’image de la Côte d’ivoire. A gémir de honte !

Raphaël ADJOBI

28/02/2015

La France préfère la guerre à la paix et condamne le voyage de 4 députés en Syrie

Quatre députés français en Syrie, François Hollande contre la paix en Syrie


La France vient de dénoncer publiquement – par la voix du président de la République puis par celle de son premier ministre – le séjour en Syrie de quatre de ses parlementaires. Rappelons qu’en 2010, des parlementaires UMP avaient projeté de se rendre à Abidjan pour tenter de mieux comprendre les parties en conflit suite au verdict des élections contestées par M. Ouattara. Mais leur décision avait été carrément rejetée par Nicolas Sarkozy. Enfin, à l’époque de la guerre contre l’Irak, des parlementaires socialistes avaient tenté la même démarche et récolté la même réprobation.

Ces différents voyages des représentants du peuple français à l’Assemblée nationale témoignent clairement d’une réelle volonté de la population de chercher les moyens de rétablir le dialogue entre les peuples là où il est rompu et sauver la paix là où elle est menacée. Si le peuple français veut réellement travailler à la compréhension des autres peuples du monde afin de vivre en harmonie avec eux, ces voyages pour discuter et pour comprendre la réalité du terrain devraient être encouragés.

Malheureusement, ces entreprises salutaires pour la paix et la coexistence des peuples ne sont pas du goût de tout le monde. Si elles sont bruyamment condamnées par les appareils politiques des Etats occidentaux, c’est parce qu’elles vont à l’encontre des intérêts hautement importants dépassant l’entendement du commun des citoyens. En réalité, ces actions de paix mettent en danger les grands contrats financiers à la fois en matière d’armement et en matière d’appropriation des matières premières des pays devenus des foyers de guerre. Oui, il faut bien vendre des armes, les tester sur des terrains loin des pays qui les produit. Il faut aussi, quand on a décidé d’installer un pouvoir favorable à ses intérêts, aller jusqu’au bout de sa logique afin d’en récolter les fruits. Ce fut le cas, en Irak, en Côte d’Ivoire, en Lybie. Si la paix avait triomphé dans ces différents pays, jamais ceux qui y ont apporté la guerre n’auraient pu y faire prospérer leurs entreprises militaires et financières ; ils n’auraient pas aujourd’hui le monopole de tous les contrats d’exploitation et de construction.

Si les gouvernants français – Sarkozy comme François Hollande – refusent chaque fois toutes les voies diplomatiques pour parvenir à la paix dans les contrées qu’ils ont pu mettre à feu et à sang par leurs intermédiaires locaux ou régionaux, c’est parce la paix est contraire aux intérêts poursuivis. Pour que les entreprises françaises continuent à prospérer à l’étranger, il faut conquérir de nouveaux territoires économiques, briser les alliances qui menacent les intérêts des entreprises françaises et ceux des grands financiers amis de la France. Quand la conquête du nouveau territoire est faite et le pouvoir favorable installé, la France, ses hommes d’affaire et ses financiers – ainsi que les acteurs locaux bénéficiaires de l’intervention étrangère – s’assoient pour discuter du partage du butin. Et dans cette histoire, les grands perdants sont toujours les nouveaux gouvernants locaux qui se retrouvent mains et pieds liés sous la tutelle d’une puissance étrangère.

Assurément les intérêts que poursuivent les Etats européens sont incompatibles avec la paix des peuples de la terre. Celui qui est partisan de la paix ne condamnera jamais ceux qui la cherchent en toutes circonstances, et souvent au prix de leur vie. Si François Hollande était un homme de paix, il encouragerait et féliciterait tous ceux qui tentent de renouer çà et là les fils du dialogue entre les peuples en conflit meurtrier. Tout gouvernant qui refuse qu’un pays sorte de l’état de guerre dans lequel il est plongé est un criminel et donc un ennemi du genre humain. François Hollande, comme Nicolas Sarkozy, n’est donc qu’un soldat des profits financiers et par voie de conséquence un ennemi de la paix des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes.

Raphaël ADJOBI