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23/09/2014

Déclaration de l'AIRD-France sur la situation politique de la Côte d'Ivoire à un an des élections présidentielles

AIRD, Alliance Ivoirienne pour la république et la démocratie, Résistance ivoirienne, le parti politique d'Eric KahéFaute de projets démocratiques consensuels, l'AIRD-France ne participera pas aux élections présidentielles de 2015, et elle n'appellera pas la population à aller voter.

La relance de la Commission Electorale Indépendante (CEI) était apparue depuis quelques mois comme l'amorce du rétablissement du jeu démocratique qui a volé en éclats lors des élections présidentielles de 2010. Le succès de cette tentative aurait certainement laissé dans le cœur des Ivoiriens l'espoir d'un acheminement possible vers la normalisation des relations entre les différents partis politiques et le pouvoir en place. Malheureusement, son échec vient conforter la défiance, voire la peur des pratiques arrogantes et violentes du pouvoir à l'égard de l'opposition et des populations.

A l'AIRD-France, comme dans l'opinion publique ivoirienne, M. Youssouf Bakayoko incarne le travestissement de la loi républicaine, l'irresponsabilité ayant conduit à la faillite du système électoral qu'est la CEI à un moment crucial de son histoire. Toute la Côte d'Ivoire sait que ceux qui lui ont renouvelé leur confiance l'ont fait pour le travail qu'il a accompli en 2010. Et toute la Côte d'Ivoire sait aussi qu'il faudra qu'elle s'attende au même scénario catastrophique à l'issue des élections de 2015. Or, aucun Ivoirien ne souhaite revoir les maux de 2010 ! La reconduction de M. Youssouf Bakayoko à la tête de cette Commission ne peut donc être regardée que comme un affront, une insulte à la dignité des Ivoiriens et des hommes politiques.

Malheureusement, loin de se soucier de l'indignation et des peurs des populations, M. Ouattara affirme que M. Youssouf Bakayoko demeurera le président de la CEI. Il estime que « la Côte d'Ivoire est maintenant une démocratie » et qu'il l'a fait savoir au président français. En d'autres termes, selon lui, toutes les conditions sont désormais réunies pour des élections libres et démocratiques. Que désormais ceux qui voudront parler prennent garde à ne pas hausser le ton, parce qu'ils ne sont tous qu'en liberté provisoire, a-t-il ajouté.

L'AIRD-France juge bon de dire ouvertement à la population ivoirienne que c'est un crime d'aller aux élections avec Youssouf Bakayoko à la tête de la CEI comme c'est un crime de violer la constitution en confiant le rôle de cette Commission au ministère de l'Intérieur. C'est un crime de ne pas offrir aux milliers d'exilés dans les pays voisins l'occasion de remplir leur devoir de citoyen en les rétablissant dans leurs biens. C'est un crime d'exclure des hommes et des femmes du jeu politique en les maintenant en prison parce qu'ils ont refusé d'embrasser l'opinion du parti au pouvoir.

En effet, à un an des joutes électorales, l'AIRD-France fait le triste constat qu'aucun chantier à visée démocratique n'a été sérieusement mené par le pouvoir pour aboutir à une réalisation concrète et rassurante. C'est pourquoi, si les différentes situations énoncées ci-dessus n'évoluent pas rapidement, nous serons forcés de laisser le RDR et ses alliés aller seuls aux élections. Qu'ils se reconduisent à la tête de l'Etat ! Et que cela se sache !

L'AIRD-France ne reconnaît pas et n'accepte pas l'état de « démocratie » de la Côte d'Ivoire déclaré par M. Ouattara. Par voie de conséquence, elle refuse d'entériner l'exclusion du pays des exilés dans de nombreux pays du monde – principalement au Libéria et au Ghana – et la normalisation de l'existence de prisonniers politiques en Côte d'Ivoire.

L'AIRD-France salue le sens de responsabilité de tous les partis qui ont pris ou prendront rapidement leurs distances avec le visage hideux de la CEI qui nous est proposé. Elle se joint à l'indignation de tous ceux qui ont dénoncé la menace à peine voilée de renvoyer les opposants en prison ainsi que le caractère anticonstitutionnel des propos de M. Ouattara voulant désormais se passer de la CEI pour l'organisation des nouvelles échéances électorales.

Yonne, le 20 septembre 2014
Raphaël ADJOBI
Délégué général AIRD-France

08/06/2014

Commémoration des 70 ans du débarquement : l'Afrique et l'ancien empire français oubliés !

L'Afrique oubliée, l'Afrique ignorée, l'Afrique et la seconde guerre mondiale


L’ingratitude française a atteint son paroxysme le 6 juin 2014, quand tous les peuples qui de près ou de loin ont contribué à la défaite de l’Allemagne nazie ont été invités, en Normandie, à la commémoration des 70 ans du débarquement allié. Tout le monde a été convié, même l’ancien ennemi, l’Allemagne. Seule l’Afrique a été écartée de la fête !

Dans son allocution de bienvenue, le président français a évidemment placé les Américains et les Anglais au cœur de cette commémoration et leur a adressé des remerciements très appuyés. Pour la première fois, le très lourd tribut payé par la Russie pour triompher de l’Allemagne nazie et épuiser ses forces, facilitant par la même occasion le débarquement allié, a reçu un hommage mérité. La résistance intérieure ainsi que les innocentes victimes des bombardements alliés ont reçu, pour leur part, la reconnaissance de la Nation. Chose étonnante, pas un mot à l’endroit de l’Afrique et de l’ancien empire français n’est sorti de la bouche du président de la République !

L’Afrique et l’empire français ont sauvé l’honneur de la France

Pourtant, durant la seconde guerre mondiale, la France combattante se limitait à l’Afrique et au reste de l’empire français ; l’armée blanche française était restée fidèle à Pétain et à Vichy ! Par conséquent, cet oubli inconscient ou volontaire de quelques mots à l’adresse de l’Afrique et de l’ancien empire colonial dans son ensemble est une faute absolument grave.

En effet, ne pas mentionner la contribution de l’Afrique et de l’empire français dans le débarquement des forces alliées qui ont permis la libération de la France, c’est nier le rôle de Charles de Gaulle dans cette libération. En d’autres termes, oublier l’Afrique, c’est limiter le mérite de Charles de Gaulle à son appel du 18 juin. C’est affirmer qu’il n’a rien fait d’autre après cela. C’est se convaincre que mis à part le fait d’avoir tenu un micro et galvanisé quelques groupuscules de Français, de Gaulle n’a jamais été un combattant de la seconde guerre mondiale.

L'Afrique oubliée, l'Afrique ignorée, l'Afrique et la seconde guerre mondiale


Or, de Gaulle a bien été un combattant. Et c’est en Afrique qu’il est allé trouver des hommes pour constituer l’armée dont il avait besoin pour combattre l’Allemagne nazie aux côtés des alliés Anglais et Américains. Au moment où toute l’armée blanche française restait fidèle à Vichy, c’est en Afrique qu’avec le général Leclerc il va trouver des hommes de bonne volonté pour prendre les armes contre l’Allemagne. C’est en Afrique que l’empire français va se mettre sous les ordres de Charles de Gaulle et participer à la libération de la France.

C’est cette vérité historique qui ne limite pas le rôle de Charles de Gaulle à l’appel du 18 juin qui faisait dire à Gaston Monnerville, que « sans l’empire, la France ne serait qu’un pays libéré » par les Américains et les Anglais, mais « grâce à l’empire, la France est un pays vainqueur ». Oui, c’est cela la vérité historique. C’est l’Afrique et l’empire français qui ont permis à de Gaulle et à Leclerc d’entrer dans l’Histoire parce que c’est là qu’ils ont trouvé des libérateurs qui n’étaient pas Blancs mais qui vont verser leur sang pour la France. Comme le rappelait si bien Edwy Plenel en février 2014, personne ne doit oublier que « les troupes françaises qui vont permettre au général de Gaulle de réussir son pari politique en plaçant la France à la table des vainqueurs en 44-45 – alors que la perdition morale de ses élites dirigeantes dans la collaboration aurait dû logiquement la mettre dans le camp des vaincus – venaient à plus de 80% des ailleurs coloniaux et des lointains étrangers. Sans eux, sans ces diverses humanités portées à son secours – ajoutait-il de manière très ferme – la France ne serait pas devenue, depuis l’après guerre mondiale, une République démocratique et sociale ».

L’oubli de la contribution de l’Afrique et des « ailleurs coloniaux » à la commémoration du 70e anniversaire du débarquement est donc de toute évidence une faute qui tient à la déformation de l’Histoire qui est devenue la règle dans l’enseignement français. Avec le temps, grâce à la mauvaise foi et au mensonge, la France se fabrique une Histoire loin de la réalité des faits historiques. Quelle tristesse !

Raphaël ADJOBI
Délégué général AIRD-France

31/05/2014

L'ogre nourri par la France dévore ses enfants en terre d'Eburnie (dédié à Awa Fadiga et Oxane Mandjara)

Mandjara Ouattara Oxane, Awa Fadiga, une femme s'immole par le feu à Abidjan Tapi dans l'ombre, nourri par des mains étrangères, la bête fut patiemment et longuement engraissée. Quand enfin elle surgit dans toute la splendeur de sa laideur, balayant tout sur son passage avec devant elle les flammes ardentes venues des confins de l'Europe ténébreuse, la foule éburnéenne se mit à trembler d'effroi, croyant sa dernière heure arrivée.

Rasséréné par ses maîtres étrangers, l'ogre se fit docile et devint berger, drapé d'attributs lui conférant grandeur et considération. En effet, ses adorateurs locaux et ses maîtres étrangers - qui espéraient en tirer de grands profits - pavoisèrent et le déclarèrent le messie de la terre d'Eburnie. L'ogre se mit alors à parcourir le monde, flatté par la magnificence des soins dont on l'entourait et de son nouveau rôle.

Mais un ogre n'est pas un humain et n'en connaît point les usages. A chacun de ses pas, son lourd appareillage qui fit tant d'effroi ne changea point et ne rassura point. Des villages et des camps de refugiés furent incendiés. Ceux qui avaient trouvé refuge dans les cités voisines de son domaine furent traqués par ses adorateurs et ramenés pour lui servir de jouets dans son cirque morbide. Ils mouraient comme des mouches. L'amour et la joie avaient fui Eburnie. L'ogre festoyait, solitaire ; et ses maîtres nourriciers - à croire leur profond silence - en étaient contents et fiers.

Le temps passa. Les victimes belles et grasses vinrent à manquer. A ses pieds ne demeuraient plus que des adoratrices belles et tendres. Ah ! fit-il. Que la nature est généreuse et ingrate à la fois ! De la chair tendre et fraîche que l'on destine à des lits que ma taille m'interdit. Mon Dieu, quelle infamie ! Quelle profonde blessure infligez-vous à mon âme !

L'ogre plein d'appétit, outrepassant ses promesses, d'un œil non point rageur mais séducteur, se pencha et attirant vers lui les âmes conquises, se mit à les dévorer les unes après les autres dans le silence béat de ses maîtres européens, qui ne savaient plus s'il fallait l'applaudir ou le maudire, l'abattre ou le caresser davantage.

Ce n'est pas une entreprise aisée que d'être un éleveur d'ogres. Difficile de savoir jusqu'où peut les mener leur innocence animale. Mais quand on élève des monstres, il faut s'attendre à ce qu'ils se comportent comme tels. Les bruits de frayeur de leurs proies ordinaires devraient être pour le maître des alarmes. Car il n'est pas sûr que l'on puisse bâtir sa fortune sur une terre dévastée et sans amour.

Raphaël ADJOBI
Délégué général AIRD-France
Le 29/05/2014

29/05/2014

Le péage de l'autoroute ivoirienne : œuvre d'un Etat bandit de grand chemin

Depuis fort longtemps, nous avons tous compris qu'Alassane Ouattara est l'exacte incarnation de Monsieur Thôgô-gnini de Bernard Dadié. Il n'est pas nécessaire d'être un économiste estampillé Harvard, Grande Ecole française ou autre illustre établissement d'économie pour avoir remarqué que l'usurpateur s'applique à condamner les Ivoiriens à vivre pour payer des dettes selon la belle formule du personnage principal de la pièce du dramaturge ivoirien.

Autoroute Côte d'Iv.  0003.jpg


Il est donc inutile d'entrer ici dans des comptes d'apothicaire concernant l'autoroute Abidjan-Yamoussoukro. Les Ivoiriens ont-ils vraiment besoin de savoir que cet ouvrage qui se veut d'utilité publique a été moins coûteux qu'une autoroute française et que par conséquent son accès doit être d'un coût moins élevé ? Devons-nous forcément calculer le prix d'accès aux réalisations publiques ivoiriennes à l'aune du coût des mêmes travaux en France ? Devons-nous fixer les tarifs de nos soins médicaux et de notre enseignement par rapport aux prix pratiqués en France ou en Europe ? NON ! … Passons donc à l'essentiel.

Quand Félix Houphouët-Boigny avait fait réaliser les 140 kilomètres de sa prétendue autoroute sans les facturer aux usagers Ivoiriens, s'il est vrai qu'il n’avait pas fait preuve d'une bonne connaissance des besoins de la nation, il a au moins tenu compte de la situation sociale de ses compatriotes. Ce qui revient à dire qu'Alassane Ouattara fait des réalisations en dépit du bon sens dans le seul but de satisfaire les entrepreneurs français qui condamnent par la même occasion la Côte d'Ivoire à leur être redevable pendant des décennies. Disons que si Houphouët-Boigny dilapidait nos finances, Ouattara hypothèque notre avenir ; et ce sont les financiers et entrepreneurs français qui se frottent les mains. Voilà la première chose qu'il faut retenir.

A force de toujours parler d'économie et de réalisations grandioses, on oublie l'essentiel : l'humain et les moyens dont il dispose. Compte tenu du parc automobile ivoirien hors de l'agglomération abidjanaise et du trafic routier entre la capitale économique et le Nord du pays, une voie rapide non payante – intermédiaire entre une route nationale et une autoroute – n'était-elle pas pour l'heure préférable à une autoroute ? C'est déjà, de toute évidence, une folie des grandeurs que de s'offrir une autoroute là où elle n'est pas nécessaire ; mais cette folie devient criminelle quand elle condamne un pays à vivre pour payer des dettes. Par ailleurs, non content de nous obliger à vivre à crédit, Ouattara nous fait payer une taxe supplémentaire dont nous ignorons la destination.

Mais ce qui est absolument inadmissible, scandaleux, c'est que l'autoroute qui vient d'être réalisée ne laisse pas intact le tracé de l'ancienne route nationale ! Jamais en France, ou ailleurs en Europe, aucune autoroute n'a pris la place de la route nationale enlevant aux usagers le choix entre les deux modes de circulation ! Nulle part, l'autoroute – dont la fonction première est de permettre d'aller vite et par conséquent de gagner du temps – n’a pris la place des routes existantes. L'autoroute a toujours été en Europe un service supplémentaire pour ceux qui le veulent et non une voie obligatoire d'un point à un autre. Une route payante qui prend la place d'une route qui ne l'était pas est donc assurément un crime d'Etat ! C'est du vol organisé. Tous ceux qui parlent de racket ont donc tout à fait raison.

L'Etat a l’obligation d'entretenir toutes les voies de communication du pays, quelle qu'en soit la catégorie. En Europe, ce manquement le conduit devant les tribunaux en cas d'accident. La publicité ivoirienne invitant les usagers à emprunter l'autoroute au bitume correct - parce que neuf ! - plutôt que les routes défoncées du pays n'est donc rien d'autre qu'un aveu d'irresponsabilité du gouvernement, la fière proclamation d'un Etat ayant fait du banditisme son mode de fonctionnement.

Autoroute C. Iv. 0004.jpg


Quelle honte, mais alors quelle honte ! Les membres du gouvernement – et en particulier le ministre des transports – savent-ils les commodités et les multiples installations de sécurité attachées à une autoroute digne de ce nom ? L'absence de certaines précautions ou de certains services élémentaires comme les aires de repos, les stations à essence, les barrières de protection contre l'irruption des animaux sauvages - pour ne citer que ceux-là - relèguent l'autoroute Abidjan-Yamoussoukro au rang d'une simple voie rapide comme il en existe un peu partout dans le monde.

Il faut le dire haut et fort : l'ouvrage réalisé n'est absolument pas une autoroute ! Quand on veut copier le Blanc, il faut le faire correctement ou mieux que lui. Notre honte est encore plus grande en constatant que des nègres forment une association de bandits avec les Européens pour transformer une route gratuite en route payante alors que la raison conseille toujours de laisser la voie existante intacte en cas de construction d'une autoroute payante. Un Etat n'a pas le droit de se montrer ouvertement et effrontément voyou de la sorte !

Raphaël ADJOBI
Délégué général AIRD-France

12/04/2014

Les Afro-descendants et la diaspora africaine revendiquent leur place dans l'Histoire de France

Appel aux Afro-descendants et à la diaspora africaine


Nous devons nous approprier notre Histoire de France
pour libérer l'Afrique
!

Place Catroux 0001.jpg


Chaque jour nous subissons le mépris de nos compatriotes blancs.
Parce que nous sommes à leurs yeux des étrangers qui viennent manger leur pain, ne descendent-ils pas régulièrement dans les rues pour crier "sus aux immigrés" et exprimer leur peur du "remplacement de la population" blanche ?

Chaque jour, nos concitoyens blancs nous jettent à la figure cette question : "de quelle origine êtes-vous ?" Et cela pour mieux nous signifier que nous ne sommes pas des leurs.
Les politiques de leur côté nous prêtent des sentiments et même des propos que nous n'avons jamais tenus. Quand nous parlons de reconnaissance, ils proclament qu'ils sont contre la repentance ; et cela pour mieux dresser nos compatriotes blancs contre nous et justifier par la même occasion leurs mesures racistes à notre égard.

Et pourtant, comme le reconnaissent de nombreux penseurs ou philosophes, l’idée que l’homme doit être reconnu, respecté par ses pairs pour vivre en société et se réaliser pleinement devrait être au centre des préoccupations de ceux qui nous gouvernent.

La définition de la justice sociale ne peut en effet se limiter à la question des droits.

Nos dirigeants devraient aller plus loin en veillant à diagnostiquer tous les maux qui nous empêchent de nous réaliser pleinement et nous minent intérieurement parce qu'ils dégradent la reconnaissance en humiliation ou exclusion.

Nous devons célébrer et enseigner la France noire

Devant le mépris des politiques et des officiels de l'Etat qui se mue peu à peu en sournoise exclusion - pouvant aboutir à un racisme décomplexé et généralisé - une impérieuse nécessité s'impose à nous, Afro-descendants et diaspora africaine :

nous devons nous approprier résolument notre Histoire française afin de mieux nous ancrer dans le tissu social de notre pays !
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Raphaël ADJOBI