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09/08/2013

Côte d'Ivoire : libération de 14 prisonniers politiques sur un air de "je fais la pluie et le beau temps"

Michel Gbogbo libéré, prisonniers politiques en Côte d'Ivoire, qu'est-ce qu'un prisonnier politique ? Le 5 août 2013, par la voix du procureur de la République, le gouvernement de Ouattara a annoncé la libération de 14 personnes proches du président Laurent Gbagbo, parmi lesquelles son fils. Concernant ce dernier, sa mère avait haussé le ton ces dernières semaines en activant toutes les connaissances sur lesquelles elle pouvait compter.

Par principe, un prisonnier politique est privé de liberté selon les considérations propres au parti au pouvoir. Son arrestation échappe à toute preuve relative au manquement des obligations prescrites par la loi. Ainsi, ni Michel Gbagbo ni les ministres du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo - qui n'ont pas eu le temps d'exercer leur fonction - n'avaient enfreint de loi en cours en Côte d'Ivoire. Par contre, celui qui, par exemple, tente d'assassiner un chef d'état ne peut être considéré comme un prisonnier politique. Son délit tombe sous le coup de la loi de la République et devient une affaire judiciaire. Sans être juriste, le commun du peuple comprend cela et le sait.

L'annonce faite le 5 août dernier, confirmée le lendemain par le porte-parole du gouvernement et la sortie effective des détenus du « Guantanamo » ivoirien (le nord du pays), n'est rien d'autre qu'une libération politique se voulant judiciaire avec la mention « provisoire » prononcée par le procureur de la République. Ces hommes sont-ils provisoirement libres en attendant leur jugement ? Sont-ils provisoirement libres en attendant un nouveau coup de sang d'Alassane Ouattara ? Ce sont deux choses tout à fait différentes. En réalité, Alassane Ouattara veut dire aux Ivoiriens qu'à tout moment il peut remettre en prison ses adversaires politiques, parce qu'ils ne sont qu'en liberté provisoire. Le préfet français veut clairement affirmer qu'il a le droit d'infliger la prison ou accorder la liberté à ses adversaires, et qu'il a le pouvoir de faire la pluie et le beau temps dans le cœur de leurs familles et sur l'ensemble des Ivoiriens.

Il serait normal que tous les prisonniers bénéficient d'une libération politique, c'est-à-dire sans la mention judiciaire « provisoire ». On est un prisonnier politique ou on ne l'est pas. Aucun homme politique n'a le droit de prononcer la libération provisoire d'un prisonnier politique à moins d'être un monarque de droit divin ayant droit de vie ou de mort sur ceux qu'il gouverne.

Par conséquent, les Ivoiriens attendent fermement que ces libérations soient prononcées définitives par le régime. D'autre part, ils estiment que la libération des 14 prisonniers sur les 715 détenus politiques ne constitue pas un signe suffisant d'apaisement, après plus de deux ans d'exacerbation de leur ressentiment. Ce qu'ils attendent clairement, c'est qu'à la place de la justice des vainqueurs soit enfin annoncée une amnistie générale, pour créer les conditions nécessaires à un nouveau départ de la vie politique ordinaire en Côte d'Ivoire.

Monsieur Ouattara, le compte n'y est pas ! Encore un effort !

Les Ivoiriens se réjouissent de retrouver leurs amis, leurs parents, leurs connaissances et leurs anciens dirigeants, mais ne pavoisent pas parce que leur liberté n'est que provisoire. Et quand le porte-parole principal du RDR dit dans son communiqué que cette libération est « un geste fort de réconciliation posé par le chef de l'état », nous lui répondons de façon claire et sans aucune hésitation que le compte n'y est pas pour que commence la réconciliation nationale. Dans le même communiqué, le porte-parole principal du RDR a par ailleurs l'audace de reconnaître que Ouattara a procédé à ces libérations non pas de gaieté de cœur mais sous la contrainte : « Il ne peut en être autrement, dit-il, car c'est le vœu profond de tous, [...] opérateurs économiques, leaders de la société civile, partenaires extérieurs ». Si tel est le cas, si Ouattara a entendu les voix de ses amis extérieurs, qu'il daigne enfin écouter celles des Ivoiriens qu'il prétend vouloir gouverner. Ceux-ci lui crient : « Ouvre les portes de ton Guantanamo ! »

Chacun doit prendre garde aux propos de Monsieur Charles Konan Banny qui, intentionnellement, énumère les précédentes libérations pour pouvoir insinuer qu'enfin cette « troisième décision participe à la création et à l'instauration d'un climat encore plus propice à la réconciliation ». Qu'il entende bien ! A lui aussi, les Ivoiriens disent que le compte n'y est pas pour une réconciliation vraie, pour un climat favorable à une vie démocratique en Côte d'Ivoire. Nous avons échoué en voulant absolument organiser des élections présidentielles sans remplir les conditions nécessaires. Nous ne voulons pas courir le risque d'une fausse réconciliation en faisant fi de la permanence des problèmes qui nous empêchent de vivre ensemble.

Nous refusons de faire la fête, nous refusons les embrassades avec nos ennemis d'hier autour de ces libérations provisoires, nous refusons d'applaudir la réconciliation générale et la démocratie retrouvée auxquelles ils voudraient nous convier. D'une part parce que nous ne voulons pas étouffer par nos bruyantes manifestations de joie les lamentations des exilés dont les terres sont occupées par les Burkinabés et les Maliens, et d'autre part parce que nous ne voulons pas ignorer les cris de souffrance de ceux qui croupissent loin de nous dans les prisons du régime de Ouattara.

Raphaël ADJOBI

02/07/2013

Abel Naki aux préparatifs de la caravane de la Liberté aux Etats-Unis


Afin de populariser son implantation et son action sur le territoire américain, le CRI-Panafricain US prépare depuis quelques semaines une caravane de la liberté qui sillonnera quelques grandes villes du pays. Pour ce faire, son président, Jean-Claude Zabié, a souhaité bénéficier de l'expérience française initiée par le fondateur du mouvement en 2012.

Abel Naki, l'amassadeur Pascal Kokora, Le CRI-Pananfricain US


Depuis le 19 juin2013, une délégation française, composée du président fondateur Abel Naki et du président de Nice, Julien Porquet, est donc arrivée aux Etats-Unis pour prendre part aux préparatifs de cette entreprise de soutien au président Laurent Gbagbo qui sera aussi un appel au rétablissement de la démocratie en Côte d'Ivoire. Ces deux délégués de la France seront rejoints par la présidente de la Basse-Normandie, Louise Faucher, avant le 6 juillet ; date du départ de la caravane pour sa tournée à travers cet immense pays.

Le CRI-Panafricain US, Abel Naki, Julien Porquet


Une des étapes importantes des préparatifs a été la séance de travail qui a réuni les organisateurs et l'ambassadeur Pascal Kokora à son domicile, à Washington DC, le 28 juin dernier. Ancien compagnon de lutte du président Laurent Gbagbo et membre fondateur du FPI, M. Pascal Kokora a prodigué des conseils pour intéresser la diaspora africaine et les citoyens américains à la caravane de la Liberté. Par ailleurs, toujours au programme des préparatifs, il est prévu plusieurs rencontres avec des sénateurs américains. L'objectif est de sensibiliser les uns et les autres à l'injustice qui frappe le président Laurent Gbagbo et à la nécessité de plaider pour sa rapide libération.

Raphaël ADJOBI

12/06/2013

L'ONU tourne un film à Douékoué contre Laurent Gbagbo

La vie quotidienne en Côte d'Ivoire ne varie pas depuis que ce pays a revêtu les habits d'un département français : d'un côté, le préfet Ouattara vend café, cacao, brade les terres et le sous-sol et fait la chasse à tout ce qui ressemble à un pro-Gbagbo, et de l'autre la France et l'Onu montent la garde et fabriquent des preuves qui innocentent leur protégé aux yeux du reste du monde.

Douékoué, L'ONU à Douékoué, L'onu fait du cinéma à Douékoué, Koua Justin, la fabrication des preuves contre Laurent Gbagbo.



Koua Justin, le leader de la section jeunesse du FPI vient d'être jeté en prison comme son camarade Blé Goudé. Il occupe le 704e rang parmi les prisonniers politiques officiels de la dictature ouattariste. Pendant ce temps, déçu de voir les juges de la Cour pénale internationale qualifier d'insuffisantes les preuves de l'accusation remises au procureur Bensouda pour condamner Laurent Gbagba, l'ONU s'emploie à remuer terre et ciel pour en fabriquer d'autres. Puisque non seulement Ouattara et ses FRCI sont incapables de fournir des preuves convaincantes, l'illustre institution a décidé de réaliser un film en béton. Après avoir enterré puis effacé les traces des habitants de Douékoué tués par les Dozos, Elle revient dans cette ville, deux ans après, faire une reconstitution des événements qui condamnerait définitivement Laurent Gbagbo.

Le scénario est le suivant : un avion de l'armée de Laurent Gbagbo aurait bombardé Douékoué, tué des milliers de personnes, avant d'être abattu par l'armée française ou par des hélicoptères de l'ONUCI. C'est pourquoi, le samedi 8 juin 2013, des soldat des Nations-Unis ont mis le feu à un amas d'épaves d'avion, puis ont demandé à quelques personnes de s'allonger par terre pour jouer les victimes. C'est simple, mais il fallait y penser.

Tout le monde le sait : Ouattara est incompétent en politique et par conséquent incapable de diriger un pays. Mais le voir également incapable de faire travailler ses propres hommes est presque révoltant pour ses parrains français et onusiens. Non seulement il a fallu - après les élections contestées de 2010 - aller lancer des bombes dans l'ouest du pays pour couvrir le massacre des Wê par ses dozos, bombarder le palais présidentiel pour en extraire son ennemi, mais il a fallu encore - en 2012 - protéger le siège du FPI contre ses FRCI dits "incontrôlés", et, récemment, aller sortir le burkinabé Ouérémi des forêts de l'ouest. Comme si tout cela ne suffisait pas, voilà que maintenant, en juin 2013, La France et l'ONU sont obligées de tourner un film pour maintenir Laurent Gbagbo à La Haye !

Mon Dieu, que tout cela est bien laborieux ! Mais, que ne feraient pas la France et l'ONU pour Alassane Ouattara ! L'homme est si obéissant, si soucieux de faire plaisir aux Européens qu'il serait difficile de trouver son équivalent en Afrique de l'ouest. Un homme rare qu'il faut protéger, maintenir au pouvoir en Côte d'Ivoire, même s'il faut tout faire à sa place.

Quelle chance il a, ce Ouattara ! Lui seul a le droit d'emprisonner, de tuer, de ne pas s'occuper de la politique intérieure de son pays, et d'être reçu et fêté par tous les Européens parce que sa femme blanche se charge de soigner son image auprès de ses semblables Blancs. Il paraît même que certains Européens le trouvent de plus en plus blanc. Bientôt, il sera blond !

Raphaël ADJOBI

10/06/2013

Déclaration du CRI-Panafricain suite à l'ajournement du procès du président Laurent Gbagbo


Ajournement du procès de Laurent Gbagbo, Absence de preuves contre Laurent Gbagbo, Le CRI-Panafricain et Laurent Gbagbo. Bensouda fabrique des faux. La décision de confirmation ou non des charges pesant sur le président Laurent Gbagbo ("crimes contre l'humanité" et "violences sexuelles"), que tout le monde attendait ou redoutait, est enfin tombée sous une forme inattendue en ce début du mois de juin 2013 : ajournement de la décision pour preuves insuffisantes contre l'accusé !

En termes très clairs, les juges du tribunal international renvoient le procureur en charge des preuves contre le président Laurent Gbagbo à sa copie qui ne peut être corrigée et notée en l'état. Un travail complémentaire qui contiendrait des preuves nouvelles d'une étoffe supérieure aux précédentes est donc attendu. Contrairement à ce que croient ses ennemis, ce n'est pas la quantité des preuves qui est mise en cause mais bien leur qualité.

Devant cet ajournement de la confirmation ou de l'infirmation des charges, que tous les défenseurs du plus célèbre prisonnier de La Haye considèrent comme un verdict partiel et saluent par conséquent comme une demi-victoire ou une première victoire, il convient de ne pas pavoiser trop tôt et savoir garder patience tout en poursuivant le combat. Ce n'est vraiment pas le moment de baisser la garde contre les manipulations des pouvoirs politiques occidentaux et le régime actuel de la Côte d'Ivoire. Il nous faut donc analyser sereinement la décision du tribunal international pour éventuellement changer de monture ou d'arme de combat.

Nous convenons tous qu'il est difficile de croire que dans une affaire aussi importante et retentissante dans laquelle la France, les Etats-Unis et l'Onu ont engagé leur crédibilité, le procureur n'ait pas réuni dès le départ les pièces susceptibles de compromettre définitivement l'accusé. Quand on sait qu'il a même eu recours à des faux – comme les exactions au Kenya prêtées au pouvoir de Laurent Gbagbo – pour combler l'insuffisance des accusations, on peut se demander avec raison s'il est capable de trouver des preuves encore plus solides et donc plus convaincantes que celles déjà présentées. Dans ces conditions, nous ne pouvons que redouter le mensonge et la manipulation qui donneraient à ce procès un visage ouvertement politique, brisant tout espoir de justice.

Nous craignons en effet que la décision d'ajourner la confirmation ou l'infirmation des charges contre le président Laurent Gbagbo ne soit qu'une ruse du tribunal international pour se fabriquer un léger manteau de crédibilité. Nous avons peur que sa décision soit une façon de dire au monde entier qu'il ne suit que la voie du droit et rien d'autre ; une façon de laisser croire qu'il est capable de distinguer le suffisant de l'insuffisant, de tromper ainsi le monde pour ensuite clamer que Laurent Gbagbo mérite d'être jugé pour les crimes dont il est accusé. Cet ajournement apparaît donc, sous un certain regard, comme un leurre.

C'est pourquoi le CRI-Panafricain s'associe à toutes les voix qui demandent haut et fort la libération pure et simple du président Laurent Gbagbo. Il estime que six mois de recherches ne pourront jamais aboutir à des preuves plus convaincantes là où dix-huit mois de montage de dossiers n'ont pu que produire des accusations vite balayées par la défense. Les parrains de l'actuel dirigeant de la Côte d'Ivoire ayant avec véhémence menacé Laurent Gbagbo de la CPI, n'avaient fait que l'encourager à y envoyer son pire ennemi. Toutefois, pour couvrir leur filleul, ils n'avaient que des promesses verbales et leur soutien politique ; il appartenait au procureur de la CPI d’user de tous les moyens logistiques et financiers dont il disposait ainsi que de l’étroite collaboration du pouvoir en place, afin de réunir les preuves matérielles pour que l'affaire soit bien ficelée et Laurent Gbagbo vite condamné. Mais voilà, les preuves justifiant une condamnation immédiate n’existent pas. Il ne reste plus qu’à les inventer ou à compter sur le poids politique des parrains pour que Laurent Gbagbo soit maintenu à La Haye le plus longtemps possible, coupable ou non.

C'est en définitive les scénarios que va nous servir la Cour pénale internationale. C'est pourquoi, plus que jamais, nous devons multiplier les manifestations, faire appel aux voix qui ont quelque autorité en Europe, en Afrique ou ailleurs dans le monde pour des prises de positions fermes en faveur de la libération du président Laurent Gbagbo. Après les dernières déclarations venues de l'Union africaine qualifiant la CPI d'organe raciste, c'est bien le discrédit que l'Afrique jette sur cette institution. Par ailleurs, des voix s'élèvent ça et là pour douter de l'impartialité de la procédure visant Laurent Gbagbo au regard des crimes commis à l'Ouest du pays, des représailles sanglantes ainsi que les tortures dont ont été victimes ses partisans après sa chute.

Le Cri-Panafricain demande à toute la diaspora africaine en Europe et dans les Amériques de mener des actions d'information afin de susciter un réel engouement autour de la libération du président Laurent Gbagbo, pour qu'enfin les esprits s'apaisent en Côte d'Ivoire et qu'apparaissent les conditions nécessaires à une véritable réconciliation nationale.

Le Conseil international du CRI Panafricain
Le président Abel NAKI

22/04/2013

"Tu n'as pas dit tu peux ? Peux maintenant !"


Elections du 21 avril 2013 en Côte d'Ivoire, élections régionales et municipales en Côte d'Ivoire, la dictature ouattariste, le président choisi A quoi sert-il d'organiser des élections sous un régime désormais internationalement reconnu comme une dictature ? Cette apparence de démocratie est-elle vraiment nécessaire à la vie politique du pays ? Non ! Semblent clairement avoir dit les électeurs ivoiriens à cette dernière question.

Avec leur gouaille particulière habituelle, les ivoiriens se félicitent pour les résultats de leur refus de participer à la mascarade électorale du 21 avril 2013 : des urnes sèches ! « Hein, il n'a pas dit que nos voix ne comptent pas ? Pourquoi il nous demande d’aller voter ? De toutes les façons les Français vont venir lui communiquer les bons chiffres de ces élections », dit l'un en esquissant un sourire moqueur. Et dans un français typiquement éburnéen, son interlocuteur abonde dans son sens : « Il n'a pas dit il peut ? Il n'a qu'à peut on va voir ! Nous, on le laisse faire. » Et tous deux éclatent d’un rire sonore en se donnant l'accolade.

Oui, parce que la dictature ouattariste a confisqué toutes les manettes permettant de diriger le navire Ivoire, les Ivoiriens semblent avoir décidé depuis longtemps de les lui laisser pour qu'elle produise les fruits promis : beaucoup d'argent pour tout le monde, des universités dans toutes les grandes villes, du bonheur pour toutes les familles... Malheureusement, depuis deux ans, ils ne voient que des arrestations d'opposants, du rattrapage ethnique et des voyages présidentiels pour serrer des mains blanches. De toutes les façons, se disent-ils mi-désabusés mi-ironiques, ce n'est pas nous qui avons mis Ouattara au pouvoir ; il est donc tout à fait normal qu'il cherche à satisfaire les Blancs qui l'ont choisi.

Elections du 21 avril 2013 en Côte d'Ivoire, élections régionales et municipales en Côte d'Ivoire, la dictature ouattariste, le président choisi


Mais alors, pourquoi ces élections ? La réponse est simple : d’abord, il constitue un message adressé au parrain élyséen pour lui montrer que tout va bien en Côte d’Ivoire et que le sauveur qu’il lui a donné est aimé de tous. Ensuite, parce que même sous une dictature, il est nécessaire d'avoir des institutions qu'on appelle dans ce cas des courroies de transmission. Oui, une dictature a aussi besoin de savoir qu'elle fonctionne, qu'elle a la mainmise sur tout, qu'elle a des agents partout. Une élection sert donc à dire aux populations « choisissez votre espion qui viendra me dire les fautes que vous commettrez ».

En laissant donc les seuls « ADOrateurs » de la dictature ouattariste choisir leurs espions, les Ivoiriens confirment leur volonté de refuser le pouvoir qui leur est imposé. Comme la Commission réconciliation qui erre parmi nous dans l'indifférence totale - quand elle ne rencontre pas des huées à Bordeaux et à Londres - toutes les élections entreprises sous Ouattara ne font que confirmer son isolement du peuple ivoirien qu'il aurait dû apprendre à connaître avant d'entreprendre de le diriger. Aussi, nous ne pouvons que joindre nos voix à celles de ceux qui lui lancent, moqueurs : « Tu n'as pas dit tu peux ? Peux maintenant ! »

Raphaël ADJOBI