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26/11/2012

Laurent Gbagbo, démocrate avant Fillon et Copé

Un tract pour réhabiliter Laurent Gbagbo

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28/09/2012

Les manoeuvres de Ouattara autour de la guerre au Mali dévoilées


Voici un article du journal La Croix qui nous dévoile la bataille autour de la constitution de l'armée devant reconquérir le nord du Mali. Lisez-le attentivement pour découvrir que les Maliens ne sont pas dupes des manœuvres d'Alassane Ouattara. Mes réflexions sont en italiques et entre les parenthèses. L'article est de Laurent Larcher.

Ouattara et la guerre au Mali, Les rebelles de Ouattara au Mali Alors que le Nord du Mali est contrôlé depuis six mois par des troupes islamistes, la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et le gouvernement malien ont trouvé dimanche (23 septembre) un accord sur les conditions de déploiement d'une force africaine au Mali.

Quelle est la nature de cet accord ?
Début septembre, le président par intérim du Mali, Diacounda Traoré, avait demandé l'aide la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour chasser les islamistes du nord du pays. Mais il s'était montré opposé au déploiement de "forces militaires combattantes" à Bamako, réclamé par la CEDEAO.
(On peut se demander pourquoi c'est à Bamako que doivent se retrouver les forces combattantes africaines et non à la frontière avec l'actuel Azawad. On peut aussi se demander pourquoi le président malien refuse que la force africaine qu'il a sollicitée ne s'assemble pas à Bamako. Cette exigence est suspecte. La suspicion est justifiée plus loin dans l'article).
Finalement, les autorités maliennes ont accepté que le PC militaire, la base logistique de l'opération et un détachement de force policière et d'experts soient installés dans la périphérie de Bamako. Le site sera choisi par une équipe conjointe CEDEAO-Mali.
Ouattara et la guerre au Mali, Les rebelles de Ouattara au Mali L'accord a aussi abordé la question du déploiement des forces combattantes : elles seront engagées auprès de l'armée malienne. Elles ne pourront pas opérer seules sur le terrain. En contrepartie, les autorités maliennes ont obtenu la levée du blocage de leurs armes, dont les blindés, immobilisés à Conakry (Guinée) depuis deux mois.
(Questions : Veut-on nous faire croire que c'est la CEDEAO qui tient à ce qu'aucun de ses soldats ne fasse un pas ou ne tire un coup de fusil sans la présence d'un soldat malien ? Un tel accord est-il applicable sur le champ de batail ? N'est-ce pas le Mali qui a exigé avoir la direction des opérations ? Que faisaient les blindés maliens en Guinée depuis deux mois ? Ces blindés sont-elles de nouvelles acquisitions ? Si oui, pourquoi ces achats passent par Conakry et non par Abidjan, via Dramane Ouattara, le patron de la Cédéao, qui a décidé de voler au secours du Mali ?)

Comment comprendre cet accord ?
Le négociateur envoyé à Bamako par la CEDEAO, l'Ivoirien Paul Koffi Koffi, estime que « le Mali et la CEDEAO sont en phase pour des opérations de troupes sur le territoire malien ». Mais le négociateur malien, le colonel-major Yamoussa Camara, est beaucoup plus prudent. Il a expliqué que le dispositif militaire, en périphérie de la capitale malienne, devra être discret, suffisant pour la coordination des actions entre la CEDEAO et le Mali.
Pour les putschistes qui ont renversé le président Amadou Toumani Touré le 22 Mars, la présence d'une force militaire étrangère à Bamako menace leur pouvoir dans la capitale malienne. Pour le négociateur malien, il n'est donc pas question que la CEDEAO déploie des unités combattantes dans la capitale. D'autant que la présence de troupes pourrait heurter le sentiment national des Maliens.
(Il est très surprenant de voir que ce sont les Ivoiriens qui n'ont pas été capables de s'entendre pour régler leur conflit qui se sont érigés en négociateurs pour régler le conflit des autres ! Les militaires Maliens auraient-ils peur d'un coup d'état de Ouattara via la CEDEAO pour refuser la présence des forces africaines dans leur capitale ? Si la présence de cette force étrangère heurte le sentiment national des maliens, c'est qu'on la leur impose. Ce n'est sûrement pas ce qu'ils ont souhaité ! On ne peut pas demander de l'aide et dire que l'on ne voudrait pas la voir !) [...]

Qui va intervenir ?
Depuis des mois, la CEDEAO évoque l'envoi d'une force de 3 300 soldats au Mali. Mais peu d'Etats membres ont promis de mobiliser des unités combattantes. Pour l'heure, seuls le Niger et le Burkina Faso ont décidé d'engager des soldats. Lors de son voyage en France en juillet, le président sénégalais Macky Sall avait déclaré ne pas pouvoir engager de soldats au Mali.
"Le pays qui pousse depuis le début de la crise à une intervention militaire de la CEDEAO est la Côte d'Ivoire. Son président, Alassane Ouattara, y voit une bonne occasion pour y engager les soldats les plus turbulents de son camp, qui l'empêchent de conduire sa politique de réconciliation", note Roland Marchal, du Centre d'Etudes et de Recherches Internationales (CERI).
Parmi les puissances extra-africaines, les Etats-Unis s'engagent à apporter un soutien logistique et en information. La France, depuis le début de la crise malienne, prend le même engagement. Cependant, des forces spéciales françaises sont déjà déployées au Mali. Par ailleurs, la diplomatie française évoque l'idée d'un engagement des soldats tchadiens dans la reconquête du nord du Mali : des militaires qui ont une longue expérience de la guerre dans le désert.

Laurent Larcher (La Croix du mardi 25 septembre 2012)
Commentaires de Raphaël ADJOBI

01/09/2012

L'armée française assure l'intérim du président des Ivoiriens


l'armée française en côte d'ivoire,la côte d'ivoire est perdue,les frci et les ivoiriens,attaque du siège du fpi La terreur que les rebelles du Nord - pompeusement rebaptisés Force Républicaine de Côte d’Ivoire (FRCI) - exercent dans des zones qui n’ont pas voté pour Ouattara aux dernières élections présidentielles a fini par obliger les populations à se terrer chez elles, à raser les murs, ou à ne jamais ouvrir la bouche une fois dans les rues. Et comme il a été poliment demandé à ceux qui ont peur de cette nouvelle armée de quitter la Côte d’Ivoire, les exilés au Libéria et au Ghana sont aujourd’hui légions. Depuis un an, chaque jour qui se lève est accompagné de son crime accompli par les FRCI et leurs complices dozos. La pratique est devenue si ordinaire que certains journaux locaux ont fini par perdre le compte de leurs forfaits. Voilà l'incroyable tableau qu'offre la Côte d'Ivoire !

Même les populations nordistes qui vivent dans le sud se demandent pourquoi Monsieur le préfet continue de soigner son image auprès des Blancs en Europe plutôt que de s'occuper du pays. Un camp de refugiés attaqués par son armée ? Pas d’inquiétude ! Ce n’est que de la routine. Un camp militaire dévalisé par des inconnus. Pas d’inquiétude ! Il n’y a que les chefs d’Etat peu sûrs de leur pouvoir et devant soigner leur avenir politique – comme le président sud-africain - qui courent consoler leur peuple en pareille circonstance. Intouchable, notre homme reste toujours absent, indifférent aux maux des Ivoiriens.

Mais voilà : non seulement les attaques armées se multiplient, mais en plus les civiles pro-Ouattara s'en prennent aux biens des populations et des partis de l'opposition en toute impunité. Dans l'ouest de la Côte d'Ivoire, dans une ambiance de carnaval, les Frci et les dozos organisent l'immigration et l'installation des Burkinabés sur les terres abandonnées par les autochtones en fuite. Leur vacarme, la vue de leurs tenues et de leurs armes font trembler les populations de frayeur.

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Paradoxalement, devant ce chaos généralisé, c'est la présence de l'armée française qui donne au commun des ivoiriens un semblant de protection. Du moins cette armée étrangère ne l'effraie pas ; même s'il ne sait pas vraiment pourquoi elle est là. Il lui semble tout simplement que c'est elle qui tient la situation en main pour ne pas donner le sentiment qu'il n'y a personne au volant de la voiture Côte d'ivoire.

En effet, si les FRCI attaquent les partisans de Gbagbo et les jettent en prison, qui peut protéger ces derniers quand des civils les poursuivent jusque dans leur siège officiel à Abidjan ? De toute évidence, aucune autorité locale - ni le président toujours en voyage, ni son armée, ni sa justice - n'est en mesure d'assurer la sécurité des biens et des personnes en Côte d'Ivoire. Finis les temps bénis où les gens pouvaient descendre dans les rues pour crier leur peine et réclamer quelque chose à leurs gouvernants. On affronte une démocratie les mains nues ; pas une dictature ! Alors tout le monde vit la peur au ventre. C'est pourquoi l'armée française est intervenue à Dabou et aux abords de la maison du FPI, assurant ainsi l'intérim du président de la république absent. A vrai dire, tout porte à croire que celui-ci s'absente pour cacher son incapacité à maîtriser la situation qui prévaut dans le pays.

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Bonne gouvernance donc à l'armée française ! Mais pour combien de temps ? Cette "démocratie" sarkozienne qu'on l'a obligée à installer va-t-elle lui rester indéfiniment sur les bras ? Si la population se cache dans les hautes herbes à la vue des FRCI, alors qu'elle ose se montrer quand elle voit l'armée française, c'est que la Côte d'Ivoire est perdue ! Elle est perdue parce que les ivoiriens vivent dans la peur de tous les signes qui représentent l'autorité de Ouattara. Elle est perdue parce que l'armée française est obligée de protéger les populations contre l'armée de Ouattara. Elle est perdue parce que les Ivoiriens ont peur de Ouattara !

* La légende n'est pas de l'artiste

Raphaël ADJOBI

16/06/2012

La bible, Laurent Gbagbo et le 18 juin 2012


Dans son calendrier liturgique de cette année 2012, l’Eglise catholique propose pour la date du 18 juin la lecture d’un passage de la bible qui ne laissera pas indifférents tous ceux qui dénoncent le sort injuste réservé au président Laurent Gbagbo, qui doit comparaître devant la Cour Pénale Internationale à la Haye. Que le procès soit reporté ou pas, le 18 juin est retenu par tous - Ivoiriens, Africains, Afro-descendants d’Europe et d’Amérique du Nord et même les amis Européens qui ont pris la défense de Laurent Gbagbo – comme la date qui doit voir se conclure leurs actions. De toute évidence, le texte biblique proposé semble montrer que le Ciel a choisi cette date pour rappeler cette injustice à la face du monde. Vous y reconnaîtrez la France qui a épousé la cause de Ouattara - venu du Burkina - au point de susciter les faux témoignages de l’O.N.U et de l’U.A contre Laurent Gbagbo dans la crise post-électorale ivoirienne.

Lecture du premier livre des Rois, ch.21, v.1 à 16 : Voici ce qui arriva après ces événements : Nabot de Yizréel possédait une vigne à côté du palais d'Achab, roi de Samarie, et Achab parla ainsi à Nabot : « Cède-moi ta vigne pour qu'elle me serve de jardin potager, car elle est tout près de ma maison ; je te donnerai en échange une vigne meilleure, ou, si tu préfères, je te donnerai l'argent qu'elle vaut. » Mais Nabot dit à Achab : « Yahvé me garde de te céder l'héritage de mes pères ! » Achab s'en alla chez lui sombre et irrité à cause de cette parole que Nabot de Yizréel lui avait dite : « Je ne te céderai pas l'héritage de mes pères. » Il se coucha sur son lit, détourna son visage et ne voulut pas manger.
Sa femme Jézabel vint à lui et lui dit : « Pourquoi ton esprit est-il chagrin et ne manges-tu pas ? » Il lui répondit : « J'ai parlé à Nabot de Yizréel et je lui ai dit : "Cède-moi ta vigne pour de l'argent, ou, si tu aimes mieux, je te donnerai une autre vigne en échange. " Mais il a dit : "Je ne te céderai pas ma vigne" ». Alors sa femme Jézabel lui dit : « Vraiment, tu fais un joli roi sur Israël ! Lève-toi et mange, et que ton cœur soit content, moi je vais te donner la vigne de Nabot. » Elle écrivit au nom d'Achab des lettres qu'elle scella du sceau royal, et elle adressa les lettres aux anciens et aux notables de la ville où habitait Nabot. Elle avait écrit dans ces lettres : « Proclamez un jeûne et faites asseoir Nabot devant le peuple. Faites asseoir en face de lui deux individus sans scrupule qui l'accuseront ainsi : Tu as maudit Dieu et le roi ! Ensuite, faites-le sortir de la ville, lapidez-le et qu'il meure ! »
Les hommes de la ville de Nabot, les anciens et les notables qui habitaient sa ville, firent comme Jézabel leur avait mandé, comme il était écrit dans les lettres qu'elle leur avait envoyées.
Ils proclamèrent un jeûne et firent comparaître Nabot devant le peuple.
Alors arrivèrent les deux vauriens, qui s'assirent en face de lui, et les vauriens témoignèrent contre Nabot devant le peuple en disant : « Nabot a maudit Dieu et le roi. » On le fit sortir de la ville, on le lapida et il mourut. Puis on envoya dire à Jézabel : « Nabot a été lapidé et il est mort. » Lorsque Jézabel eut appris que Nabot avait été lapidé et qu'il était mort, elle dit à Achab : « Lève-toi et prends possession de la vigne de Nabot de Yizréel, qu'il n'a pas voulu te céder pour de l'argent, car Nabot n'est plus en vie, il est mort. »
Quand Achab apprit que Nabot était mort, il se leva pour descendre à la vigne de Nabot de Yizréel et en prit possession.

Lecture proposée par

Raphaël ADJOBI

14/05/2012

Vacherie sarkozienne


Sarkozy et les enseignants, notation des enseignants C'est vrai que le président Sarkozy est petit par la taille. La nature l'a fait ainsi. On ne peut le lui en vouloir. Malheureusement, l'homme a travaillé à faire prendre à son esprit la petitesse de sa taille. Oui, Nicolas Sarkozy est aussi petit par l'esprit.

Vous ne devinerez jamais ce qu'il vient de faire au moment de quitter sa charge de président. Depuis quelques mois, il avait un projet relatif à la notation des enseignants. Selon ce projet, la carrière de ceux-ci devrait désormais dépendre de la seule appréciation de leur chef d'établissement. Bien sûr, les enseignants étaient opposés à cette mesure qui octroierait à leur supérieur hiérarchique direct le pouvoir de les rétrograder ou de leur faire gagner des échelons. Cela revient à dire que c'est lui qui décide qui doit gagner plus et qui doit gagner moins. C'est la fameuse rémunération au mérite que Nicolas Sarkozy rêvait de mettre en place depuis le début de son quinquennat.

Malheureusement, le sieur président vient d'être battu aux élections. Tout le monde croyait donc l'affaire close. Mais, comme on dit dans le langage populaire, M. Sarkozy ne se dégonfle pas : le 8 mai - c'est-à-dire deux jours après sa défaite et moins de quinze jours avant son départ de l'Elysée - il signe un décret officialisant l'application de cette mesure à partir de la rentrée scolaire prochaine ! (Décret n°2012-702 proposé le 7 mai 2012 par le ministre de l'éducation nationale)

On ne peut pas être plus mesquin ! Plus petit que Nicolas Sarkozy, tu meurs ! Bien sûr, les socialistes ont aussitôt promis d'abroger ce décret. Vincent Peillon, le conseiller éducation de François Hollande et probable prochain ministre de l'éducation nationale l'a assuré lui-même. Les enseignants ne sont donc pas inquiets.

Mais rien que d'imaginer un gouvernement choisir de profiter de ces deux semaines de vide politique pour planter un couteau dans le dos des enseignants, c'est vraiment petit ! N'est-ce pas, en définitive, dans le dos des socialistes qu'il comptait planter ce couteau ? Certainement qu'il espérait-il ainsi créer un mouvement de grogne contre eux dès la rentrée prochaine. En politique comme dans les relations ordinaires, cela s'appelle une vacherie ! Mon Dieu, qu'il est laid, le Sarkozy ! Pendant longtemps, il a fait croire à l'opinion publique que les enseignants refusaient d'être notés. La vérité c'est qu'ils sont déjà notés à la fois par l'inspecteur (60% de la note) et par le chef d'établissement (40%). C'est donc avec raison que les enseignants et leurs syndicats voient dans le pouvoir sortant une équipe coutumière du mépris du dialogue sociale et du passage en force peu compatible avec les usages républicains.

Raphaël ADJOBI