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08/09/2015

Y a-t-il des gouvernants en Afrique ?

Les chefs d'Etat africains et les morts en Méditerranée, le mutisme des Africains devant le drame de la migration vers l'Europe, l'Afrique muette devant le nouvel esclavage en Afrique du Nord


A première vue, la question peut paraître provocatrice. Cependant, celui qui répondrait par l’affirmative aurait bien du mal à se justifier. Car être un chef, ce n’est pas endosser un titre comme on endosse un manteau ; c’est être chargé d’une fonction supposant des actions concrètes à mener ; c’est avoir la responsabilité de conduire et de protéger ses concitoyens. Et s’agissant justement des gouvernants africains, ce sont les actes qu’exigent leurs responsabilités qui nous obligent à nous demander s’ils exercent réellement leur fonction de gouvernants. Deux exemples suffisent à éclairer le lecteur quant au bien fondé de notre question.

Depuis que la migration des populations africaines vers l’Europe a pris une dimension qui ne peut plus être qualifiée de « clandestine », compte tenu des milliers de morts qui jonchent, à intervalle régulier, la surface de la Méditerranée et les plages espagnoles et italiennes, le phénomène est devenu un sujet politique qui alimente les échanges entre les chefs d’Etats européens. Depuis les dernières semaines du mois d’août 2015, c’est même l’urgence qui est déclarée, suite à la migration jamais connue de populations blanches sur le flanc est de l’Europe avec également son cortège de morts. Toutes les digues dont l’Europe occidentale s’entourait, comme pour se protéger des guerres qu’elle entretenait hors de ses frontières, ont été rompues. Elle récolte ce qu’elle a semé, le clament certains.

Ce qui est fort étonnant, c’est de constater que dans le concert des cris d’indignations et des lamentations que les nombreux morts de la Méditerranée arrachent régulièrement aux milieux politiques et associatifs occidentaux, aucune voix africaine ne se fasse entendre. Devant les nombreux morts et les souffrances des Noirs en Méditerranée, l’Afrique reste impassible et muette. Alors que les politiques européens s’interpellent les uns les autres et se demandent ce qu’il convient de faire, aucune voix n’émane des gouvernants africains témoignant de la recherche de solution à leur niveau. Et pourtant, tout le monde sait que la prolifération du phénomène de migration a généré une véritable traite négrière dans les pays d’Afrique du nord devenus de véritables îles de Gorée !

Pourquoi donc les chefs d’Etats africains sont-ils si apathiques devant le malheur des leurs ? Mourir par centaines loin de sa terre natale est-il devenu chose si ordinaire sous le ciel d’Afrique au point de ne pas mériter une oraison funèbre, une petite larme de son pays ?

Par ailleurs, nous assistons depuis un an ou deux à un phénomène dont l’ampleur a dépassé les frontières du pays qui l’a vu naître : la maltraitance des travailleurs domestiques au Liban.

Depuis les années 60, bon nombre d’Africains avaient constaté que les ressortissants libanais pratiquaient ouvertement – en terre africaine – l’esclavage des jeunes filles noires à leur domicile sans qu’aucune autorité locale ne s’en inquiète. Quand ces filles accompagnaient leur maître ou leur maîtresse en Europe, cet esclavage pratiqué sous la forme de la séquestration en Afrique se doublait de la maltraitance physique sur la terre libanaise. Une domestique noire a eu le sexe brûlé au briquet ; une autre a été allègrement battue par toute la famille, une autre encore a été jetée du quatrième étage d’un immeuble. Chaque jour nous apporte son lot de maltraitances aussi indignes les unes que les autres. Les images de ces agissements inhumains diffusées par les bourreaux tournent toujours en boucle sur Internet. Les jeunes filles humiliées, blessées dans leur chair, ont parfois adressé des appels au secours sur Internet. Mais les gouvernants africains se taisent ; ils semblent ne rien voir et ne rien entendre.

Le mutisme des autorités africaines devant les souffrances de leurs ressortissants sur les terres étrangères est d’autant plus surprenant que leurs homologues européens ne les laissent guère en paix quand il s’agit de la mort brutale d’un Blanc ou de son implication dans quelque litige ayant abouti à son arrestation ou à son emprisonnement en terre africaine. Les gouvernants européens ont-ils tort de se comporter de la sorte ? Non ! En agissant ainsi, ils se montrent dignes de leur fonction qui exige qu’ils prennent soin de tous leurs citoyens, qu’ils s’inquiètent de tout ce qui leur arrive où qu’ils soient. En d’autres termes, ce sont les gouvernants africains qui n’accomplissent pas leur devoir vis-à-vis des leurs. Ce sont eux qui se montrent indignes de toute considération aux yeux des Africains et du reste du monde.

Raphaël ADJOBI

17/08/2015

C'est à vous, compatriotes du Nord, de chasser Ouattara du pouvoir !

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C’est vous, chers compatriotes du Nord, qui avez imposé M. Ouattara au reste des Ivoiriens. C’est vous qui avez balayé du revers de la main le principe de la nécessaire jouissance de la nationalité ivoirienne pour être appelé à nous gouverner. C’est vous qui avez affirmé, défendu et obtenu que M. Ouattara nous gouverne malgré ce manquement à cette loi fondamentale de toute nation fière de ses enfants. C’est vous qui avez assuré au reste du pays qu’avec lui, la Côte d’Ivoire sera inondée d’or et d’argent. C’est vous qui avez cru que l’argent vaut mieux que l’amour du prochain.

Chers frères du Nord, réconciliez-vous définitivement avec le reste des Ivoiriens en réparant votre erreur, en chassant le loup que vous avez fait entrer dans la bergerie et qui a décimé tous ceux qui nous sont chers. Montrez-nous que vous vous êtres trompés parce que vous avez été trompés par M. Ouattara.

Levez-vous donc chers frères, et hissez l’étendard de ralliement pour le triomphe de la liberté ! Soyez le fer de lance à planter dans le cœur de l’imposteur ! Khorogo, Ferké, Odienné, levez-vous ! Soyez les premiers à briser le premier maillon de la chaîne qui tient le pays en esclavage. C’est la patrie qui vous appelle ! Prêtez l’oreille à la voix de notre mère commune.

Montrez à M. Ouattara que ce que vous avez fait, vous pouvez le défaire. Montrez-lui que si vous l’avez fait roi, vous pouvez aussi le faire esclave.

Et vous, leaders politiques du Nord, montrez à tous vos compatriotes que vous n’êtes pas solidaires de la politique de rattrapage ethnique, que vous n’êtes pas partisans des arrestations et des emprisonnements arbitraires. Montrez à vos compatriotes que vous n’admettez pas les assassinats quotidiens qui endeuillent les familles, que vous ne supportez pas de voir votre pays vidé d’une partie de ses populations pour des raisons ethniques. Comme de dignes fils de la nation ivoirienne, montrez-nous que vous tenez au respect de nos lois comme à la prunelle de vos yeux !

Si par malheur vous, leaders politiques du Nord, restez silencieux à cette heure cruciale de la vie de notre pays, si vous restez muets à l’appel de la mère patrie qui crie son désir de liberté, que l’avenir vous condamne à vous taire à tout jamais !

Peuple du Nord, leaders politiques du Nord, agissez maintenant et réconciliez-vous avec vos frères ! Réconciliez-vous avec notre mère, la Côte d’Ivoire, que vous avez profondément blessée parce que vous avez été trompés. La Côte d’Ivoire vous aime. Montre-lui que vous l’aimez. Nous vous aimons, montrez-nous que vous nous aimez.

Raphaël ADJOBI

07/08/2015

Côte d'Ioire : la transition se fera par la violence, par la contrainte, par la diplomatie ou le dialogue !

Proposition d'une transition en Côte d'Ivoire, La Côte d'Ivoire en danger en 2015 ou en 2016, Ouattara et l'idée d'une transition

C'est le 15 mai 2015 qu'est née officiellement la Coalition nationale pour le changement sous le sigle de la CNC. Composée du FPI, de quelques petits partis de l'opposition, des candidats déclarés aux prochaines élections présidentielles et de quelques personnalités sûres de leur bonne étoile, la CNC s'est fixé 6 objectifs précis.

1. La réalisation de la réconciliation nationale
2. Le rétablissement des conditions d'élections justes, transparentes et démocratiques
3. Le strict respect de la Constitution
4. L'amélioration des conditions de vie des populations
5. La création des conditions de la victoire de la coalition
6. La nécessité de repenser la Côte d'Ivoire.

Mais, ne perdons pas de vue que parmi ces 6 objectifs, deux seulement sont essentiels dans l'immédiat et ont certainement été les moteurs de la naissance de la Coalition Nationale pour le Changement.

Il s'agit de :
1. la mise en en place des conditions justes et équitables pour des élections démocratiques
2. du strict respect de la Constitution nationale.

Car si ces deux objectifs sont atteints avant octobre 2015, alors le premier objectif qui est la réconciliation nationale aura beaucoup avancé.

Or je suis au regret de vous dire que ces deux objectifs essentiels qui fondent la CNC et dont la réalisation garantirait des élections pacifiques et le retour à la paix ne dépendent pas d'elle. Elle peut y contribuer, mais l'entreprise ne dépend pas d'elle.

Non, il n'appartient pas à la CNC de créer les conditions d'élections justes et équitable ! Non, il n'appartient pas à la seule CNC de respecter strictement notre Constitution. D'ailleurs aucun des membres de la CNC ne la menace.

Ces deux objectifs sont en réalité des demandes formulées à l'adresse du pouvoir en place, du gouvernant en place.
Disons donc que ce que réclame la CNC à quelques deux mois des élections, c'est ce que l'AIRD-France réclame depuis bientôt deux ans par voie de presse, par le biais des médias périphériques et les réseaux sociaux aujourd'hui incontournables.

Ce que réclame la CNC, c'est ce que réclamait l'Alliance des Forces Démocratiques sous le sigle de l'AFD, composée du FPI et de tous les partis progressistes - dont l'AIRD - qui constituent l'opposition nationale depuis l'installation du nouveau pouvoir.

Or, la réalité que doit reconnaître la CNC, c'est que le chef du pouvoir actuel ne veut dialoguer avec personne pour la mise en place des conditions nécessaires à des élections transparentes, justes et équitables. Toute demande de dialogue, toute proposition qui lui est faite est considérée par lui comme une atteinte à la sûreté de l'Etat, et il menace de vous emprisonner. Dialoguer pour lui signifie lui obéir. Pour lui, faire la paix signifie obéir. Il ne veut dialoguer qu'avec ceux qu'il choisit lui-même.

Il importe ici de poser une question à tous ceux qui ont tenté de saboter leur parti en prônant bruyamment le dialogue avec le pouvoir : Vous avez dialogué avec le pouvoir, vous avez serré les mains de ses lieutenants, tenu des réunions avec eux, dites-nous maintenant le résultat de votre entreprise. Dites-nous en quoi vous avez fait avancer la Côte d'Ivoire depuis 4 ans.

Retenons donc de manière définitive ces deux choses :

1. M. Ouattara ne créera jamais les conditions permettant des élections transparentes, justes et équitables !
2. Il ne respectera pas la Constitution ivoirienne et il maintiendra sa candidature malgré son inéligibilité.

La question qu'il convient de poser à la CNC est donc la suivante : devant l'échec évident des deux demandes qui sont faites au pouvoir, on fait quoi ? La CNC dit que les conditions des élections ne sont pas réunies, M. Ouattara dit qu'elles le sont ! La CNC dit que M. Ouattara n'est pas éligible et donc ne peut être candidat. M. Ouattara dit qu'il est éligible parce qu'il est au pouvoir et donc qu'il est candidat. Devant cette impasse, la CNC fait quoi ? Que devons-nous faire ? Que doivent faire les Ivoiriens qui disent que les conditions ne sont pas réunies pour aller aux élections ? Que doivent faire les Ivoiriens qui sont soucieux du respect de notre Constitution ?

Il nous faut, chers amis, nous concerter et penser résolument à la mise en œuvre d'une entreprise de salut public avec le peuple ivoirien pour le peuple ivoirien !

Il nous faut avec les populations ivoiriennes pousser M. Alassane Ouattara à la table des négociations pour la nécessaire transition qui s'impose à nous.

Il nous faut avec les populations ivoiriennes contraindre ceux qui ont installé ce pouvoir et lui assurent sa tranquillité à envisager pour lui une voie de sortie honorable. La transition se fera par la violence, par la contrainte, par la diplomatie ou le dialogue !


Raphaël ADJOBI

31/07/2015

La CNC, un attelage hétéroclite condamné à faire oeuvre de salut public

La Coalition Nationale pour le Changement, les frondeurs du PDCI-RDA, qui appartient à la CNC, Les partis de la CNC


De toute évidence, la Coalition Nationale pour le Changement (CNC), née en mai 2015, à 5 mois des élections présidentielles, n'a fait que se substituer à l'Alliance des Forces Démocratiques (AFD) puisqu'elle reprend les mêmes objectifs essentiels : le rétablissement des conditions d'élections justes, transparentes et démocratiques, et la réalisation de la réconciliation nationale.

La seule différence - et elle est de taille - c'est que l'AFD n'était formée que du FPI et de ses alliés traditionnels qui sont les partis progressistes, alors que la CNC inclut - outre le FPI et ses alliés - les candidats déclarés aux élections présidentielles de 2015 issus pour la plupart du Rassemblement des Houphétistes (RHDP) au pouvoir avec Alassane Dramane Ouattara. On y compte aussi quelques personnalités dont la vertu consiste à toujours compter sur leur bonne étoile.

Nous constatons pour notre part que la CNC, qui est venue demander la même chose que demandaient le FPI et ses alliés depuis la sortie de prison d'une partie de ses dirigeants, est clairement un attelage trop hétéroclite pour être viable à long terme.

Dans cet attelage, il y a en effet les habituels sympathisants du pouvoir qui jouissaient de la mansuétude de M. Ouattara et faisaient office d'opposants officiels non encombrants. De 2011 à 2013, leur rôle d'opposant officiel toléré se limitait à la critique de la politique économique du gouvernement. Ils ont vécu des années dans l'ignorance des emprisonnements arbitraires et des condamnations à l'exil de leurs compatriotes. En d'autres termes, ils ont vécu dans le mépris de la veuve et de l'orphelin lorsque ceux-ci avaient besoin d'être consolés. Et c'est bien tard qu'ils ont commencé à dénoncer le rattrapage ethnique et l'entretien d'une armée prétorienne en Côte d'Ivoire, pour enfin rejoindre le FPI dans la CNC.

Quant à ceux qui nous viennent du PDCI-RDA, nous savons tous dans quelle équipe ils jouaient. Ils sont tous issus du RHDP qui gouverne le pays depuis bientôt cinq ans. Or, le RHDP (PDCI-RDA et RDR) est synonyme de rattrapage ethnique, d'emprisonnement des opposants, du maintien d'une armée prétorienne et de l'absence de politique de retour des exilés de l'Ouest sur leurs terres.

Le discours de Daoukro a redistribué les cartes

C'est à partir du discours de Daoukro où le président du PDCI-RDA avait décidé que son parti ne présenterait pas de candidat contre M. Ouattara, que M. Kouadio Konan Bertin, M. Charles Konan Banny et les autres ont endossé l'étiquette de frondeurs et quitté l'équipe poussive, arrogante et brutale de M. Ouattara.

Si M. Henri Konan Bédié avait assuré aux militants du PDCI-RDA que leur parti aurait son propre candidat aux prochaines élections présidentielles, M. Banny, M. Kouadio Bertin et les autres n'auraient pas changé leurs habitudes et auraient continué à suivre la politique destructrice prônée par M. Ouattara depuis 2011.

N'oublions jamais que le but initial du PDCI-RDA et du RDR était de jouer l'alternance au pouvoir uniquement au sein du RHDP. C'est-à-dire qu'ils se sont fait la promesse de confisquer le pouvoir en faisant en sorte qu'il reste toujours entre leurs deux partis. Voilà le vrai visage des personnalités qui ont rejoint l'opposition traditionnelle dans une alliance qui se veut de salut public.

Malgré ce visage très hétéroclite et très incohérent de la CNC, un calcul à court terme nous contraints à taire nos divergences et même nos différences : d'une part, le FPI jouit de l'indéfectible fidélité de son électorat ; le président du LIDER l'a amèrement constaté à ses dépens en 2011. D'autre part, la scission du PDCI-RDA laisse croire que les frondeurs de ce parti rejoignent le FPI avec un électorat suffisant pour faire pencher la balance du côté de la Coalition Nationale pour le Changement en cas d'élection. Il n' y a pas photo, comme disent les Ivoiriens. Nous pouvons donc raisonnablement, au regard des forces en présence désormais, espérer arracher le pouvoir à ce qui reste du RHDP. En nous imposant le devoir de ne pas être trop regardant avec ceux qui gardent encore dans la bouche un reste de leur dernier repas pris avec M. Ouattara, nous pouvons redresser la Côte d'Ivoire en gagnant les élections de 2015.

Malheureusement, de même que dans le domaine de la justice on ne gagne pas un procès avec la bonne foi, de même en politique on ne gagne pas une élection à l'applaudimètre. M. Ouattara peut être publiquement vomi par les populations, il peut ne jamais remplir un stade là où ses adversaires font le plein, il peut même n'avoir qu'une centaine de bulletins de vote à son nom dans les urnes et gagner les élections parce qu'il connaît les bonnes personnes qui annoncent les résultats et les certifient.

Voilà la réalité des élections qui ne respectent pas les conditions justes, transparentes et équitables ! Maintenant que tous les partis réunis au sein de la CNC savent cela et conviennent de ne pas participer aux élections parce que les conditions ne sont pas réunies, que faisons-nous ? Une seule voie s'offre à nous : parce que M. Alassane Ouattara refuse la formation d'un gouvernement de transition qui aura pour objectif de mettre en place les mesures manquantes nécessaires à des élections démocratiques, il faut appeler le peuple à lui forcer la main afin d'obliger ses maîtres à s'en séparer comme d'un animal indésirable qu'on éloigne sans scrupule. C'est cela faire œuvre de salut public !

Raphaël ADJOBI


30/06/2015

Côte d'Ivoire : les nouveaux riches alimentent les paradis fiscaux

(émission de France Inter du 29 juin 2015 à 11h50)

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Sur France Inter, le 29 juin 2015, une petite phrase n'a pas échappé à tout le monde pendant l'émission consacrée à "L'évasion fiscale". Selon l'animateur de l'émission - propos confirmés par des éminents invités - l'évasion fiscale ne concerne pas seulement les pays riches. Les pays du Tiers-monde sont également de grands amateurs des paradis fiscaux. Et à la grande surprise des auditeurs, c'est la Côte d'Ivoire d'Alassane Ouattara qui a été citée en exemple : ces dernières années, "379 nouvelles fortunes ont fait fuir 169 millions d'euros vers les paradis fiscaux ; l'équivalent de 40 % du budget de la santé de la Côte d'ivoire".

Non seulement, le gouvernement des rebelles et du rattrapage ethnique endette le pays sans tenir compte de ce qui se passe en Grèce mais encore il entasse tout ce qu'il peut ramasser à l'étranger. Demain, tout cet argent sera confisqué par les européen qui le déclareront "argent sale".

Raphaël ADJOBI