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13/11/2014

La crise au sein du FPI est bien idéologique !

L'AIRD et le combat de Laurent Gbagbo, Affi N'guessan et la crise au FPI, Gnahoua G. Ambroise A la lecture de l'Article de M. Gnahoua G. Ambroise, représentant du FPI au Sénégal – paru dans Le Nouveau Courrier du mercredi 13 novembre 2014 – la crise au sein du FPI est bien idéologique, comme l'AIRD-France l'indiquait dans son article publié la veille dans le même journal.

M. Gnahoua G. Ambroise reconnaît que pour certains militants du FPI, « la ligne souverainiste a échoué, en même temps que Laurent Gbagbo ». Et selon lui, ceux-là doivent avoir le courage de le dire ouvertement et l'assumer afin qu'un réel débat s'instaure et aboutisse au choix de la ligne idéologique à suivre désormais. Car, note-t-il, « de quelque côté que l'on se situe, la clé de voûte de ce débat demeure Laurent Gbagbo, c'est-à-dire, au-delà de sa personne, l'essentiel de son combat et de ses idées politiques et la trace qu'il veut laisser dans l'histoire ». En d'autres termes, comme l'AIRD-France le disait dans son article du 12 novembre (Le Nouveau courrier) – « Du combat de Laurent Gbagbo et de la crise au sein du FPI » - la vraie question est de savoir si oui ou non l'on veut poursuivre le combat de Laurent Gbagbo qui est l'indépendance politique et économique de la Côte d'Ivoire.

Faut-il continuer à porter comme idéal « la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes » ou s'orienter vers une autre voie ? En sachant bien que choisir une autre voie signifierait rayer du statut du FPI son article 4 stipulant que « le FPI rassemble en une union volontaire les femmes et les hommes épris de justice et de liberté, engagés contre toute forme de domination sur la Côte d'Ivoire et en Côte d'Ivoire ».

L'article de M. Gnahoua G. Ambroise mérite donc d'être lu et relu par les Ivoiriens pour se convaincre que la crise qui secoue le FPI doit obligatoirement aboutir au choix, de manière démocratique, d'une ligne idéologique claire pour tous. Il s'agira donc de confirmer la voie indiquée par Laurent Gbagbo ou d'en proposer une autre. La crise que l'on a voulu considérer comme « une simple lutte de positionnement en vue du contrôle de l'appareil du parti » est donc en réalité plus sérieuse que cela ; et l'AIRD-France l'avait bien perçue. Pour nous, il faut continuer à avoir les yeux fixés sur le chemin indiqué par Laurent Gbagbo. Il s'est sacrifié pour cela. Et aujourd'hui où l'Afrique entière comprend que ce combat est juste et lui devient cher, nous aurions tort de nous en écarter.


Raphaël ADJOBI